Capitalisation des expériences de Jeunesse Créative : clôture du parcours d’accompagnement à Kinshasa

Après plusieurs mois de mise en œuvre de leurs projets culturels, les opérateurs culturels bénéficiaires du programme Jeunesse Créative se sont retrouvés à Kinshasa pour analyser leurs expériences, tirer les leçons de leurs réussites et de leurs difficultés, et réfléchir aux mécanismes susceptibles d’améliorer leurs pratiques futures.

De la formation à l’action à la réflexion

Pendant sept mois, 14 opérateurs culturels de Kinshasa, Kisangani et Lubumbashi ont bénéficié d’un parcours d’accompagnement managérial dans le cadre du projet Jeunesse Créative, une initiative d’Enabel en RDC. Le parcours mis en œuvre par Africalia leur a permis de renforcer leurs capacités et de mieux se préparer à la conception, à la gestion et à la mise en œuvre de projets culturels.

L’accompagnement a notamment abouti au financement de 9 projets culturels, portés en consortium ou de manière individuelle. Une étape importante ! La passation de la formation théorique à l’expérimentation pratique a confronté les opérateurs aux réalités concrètes de la gestion d’une initiative culturelle. Elle les a poussé à appliquer les enseignements acquis tout au long de leurs parcours Jeunesse Créative, que ce soit en matière de gestion de projet, de communication, de financement ou de rapportage.

Après cinq mois de mise en œuvre, les opérateurs se sont retrouvés du 27 au 29 juillet à Kinshasa pour un atelier de capitalisation des acquis. L’objectif de ce dernier module : comprendre comment les projets avaient été mis en œuvre, quelles difficultés avaient été rencontrées, quelles solutions avaient été développées et quelles pratiques méritaient d’être conservées ou améliorées, afin de pouvoir renforcer les pratiques de gestion, de gouvernance et de mise en œuvre des futurs projets.

Les difficultés comme source d’apprentissage

Les obstacles rencontrés au cours de la mise en œuvre d’un projet peuvent constituer une importante source d’apprentissage. En effet, la réalisation d’un projet culturelle a constitué la seconde phase du processus de formation. L’atelier de capitalisation a ensuite invité les opérateurs culturels à une rétrospection analytique de leurs activités. Ils sont revenus sur les objectifs initialement définis, les résultats atteints, les réussites enregistrées ainsi que les difficultés rencontrées au cours de la mise en œuvre.

L’un des principaux aspects abordés au cours de l’atelier concernait la gestion financière et le rapportage des projets. Cette question nécessite une approche individualisée. Or qu’ils évoluent dans un même secteur et bénéficient d’un même programme d’accompagnement, les opérateurs culturels ne rencontrent pas nécessairement les mêmes réalités. Les projets sont différents, les contextes d’intervention varient et les difficultés rencontrées peuvent être spécifiques à chaque organisation. En examinant les expériences au cas par cas, l’atelier a permis aux porteurs de projets de mieux identifier les défis propres à leurs initiatives et d’envisager des mécanismes de gestion adaptés à leurs réalités.

Des expériences différentes, des enseignements communs

Les 14 opérateurs ayant participé au parcours d’accompagnement évoluent dans des contextes différents, notamment à Kinshasa, Kisangani et Lubumbashi. Cette diversité géographique représente également une richesse pour le processus d’apprentissage. Chaque ville possède ses propres réalités culturelles, économiques et organisationnelles. Le partage d’expériences entre opérateurs tout au long de leur parcours Jeunesse Créative et notamment lors de l’exercice de capitalisation a permis de dépasser les limites de chaque initiative individuelle.

En effet, plusieurs opérateurs ont choisi, lors de la conception du projet culturel qu’ils et elles allaient mettre en place, de le faire en collaboration intra-urbaine. Un même projet pouvait ainsi s’appuyer, d’une part, sur l’expertise issue de différents contextes métropolitains et, d’autre part, étendre son impact au-delà d’un seul centre urbain. Pour reprendre les mots de l’opérateur Jackson Lohanga de Likit’Arts à Kinshasa, qui a collaboré avec la structure Seringu’Arts basée à Lubumbashi : « Je me sentais en même temps à Lubumbashi et à Kinshasa. C’était une très belle expérience. »

L’un des objectifs clés du parcours d’accompagnement mis en œuvre par Africalia était de renforcer le réseau des opérateurs culturels et de contribuer à un écosystème culturel congolais propice à la collaboration. Après un an et demi de formations et de mise en pratique, les participants peuvent désormais non seulement « capitaliser » sur les connaissances théoriques et pratiques acquises, mais aussi sur les relations nouées au travers du parcours. Car l’avenir du secteur culturel se construit ensemble !

Les opérateurs témoignent

Comment les opérateurs ont-ils vécu l’accompagnement de Jeunesse Créative ? Et comment les projets culturels mis en œuvre ont contribué à l’épanouissement créatif de la jeunesse congolaise ? Découvrez-le dans huit témoignages vidéo !

©Bimpa Production

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