Precy Numbi

RDC - Art visuel

Precy Numbi


Precy Numbi

  • ÂGE : 29 ans
  • PAYS de résidence : RDC
  • VILLE : Kinshasa
  • DISCIPLINE ARTISTIQUE : Arts visuels / Eco-futuriste , sculpture et performance
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L’artiste

Quelques mots sur votre parcours artistique

Après une formation en Arts graphiques et en Arts plastiques aux Beaux-Arts de Kinshasa, j’ai eu l’opportunité de participer à des expositions personnelles et collectives en RDC mais également en France, au Burkina Faso ou encore, en Belgique. Depuis 2016, j’ai participé à de nombreaux workshops et effectué plusieurs résidences. En 2019, j’ai été lauréat du Prix Solidarité Laïque à la biennale internationale de la sculpture de Ouagadougou.

Depuis combien de temps êtes-vous artiste ?

Né en 1992 à Kisangani( RDC), j’ai commencé mes études secondaires en 2005 par une formation orientée sur les arts plastiques à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa. Après, j’ai fait des études supérieures dans le département d’architecture d’intérieur. En 2014, j’ai eu mon Baccalauréat en Arts graphiques et c’est là, après mes études à l’Académie des Beaux-Arts que j’ai décidé de m’engager dans la performance, comme un outil pour développer ma pratique. En 2016, j’ai décidé d’aller à Goma pour approfondir mon travail professionnel pendant quelques années.

Pourquoi avez-vous postulé à cette bourse ? En quoi la bourse va vous soutenir ?

Bien que les cinéastes, les acteurs et moi-même soyons décidés à réaliser ce projet, cela va nous demander un certain investissement financier. Cette bourse nous encouragera beaucoup mais permettra aussi de faire une résidence de création avec les enfants défavorisés qui pourront construire leurs robots et s’initier au cinéma.

Quels sont vos objectifs artistiques concrets après cette résidence ?

L’objectif est de réaliser une performance déambulatoire dans les quartiers défavorisés et de faire un film documentaire de fiction sur le projet.

La crise du Covid-19 est pour moi un dernier avertissement que la nature et la planète nous adressent. Mon parcours artistique dénonçait déjà le dérèglement de nos sociétés matérialistes. Je considère que c’est mon devoir de sensibiliser le monde et influencer les décideurs pour que le monde change.

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Sa résidence

Qu’avez-vous accompli au cours de cette résidence de création ? Quel est le résultat (œuvre créée) ? Qui a été impliqué dans le processus de création ?

Nous avons réalisé une résidence artistique sur une semaine avec le tournage d’un film inclus. Il y avait des enfants de la rue pour les robots cartons, un artiste plasticien, une danseuse/actrice, une maison de production nommée Est Ouest Production.
Nous avons fait un film expérimental de 7 minutes.

Comment estimez-vous que ces activités permettent une réflexion sur le monde actuel, en lien avec la crise du COVID-19, et/ou sur la construction du futur ?

Dans ce film, il est question de la dégradation de l’environnement et de ses répercutions : le covid-19 est une conséquence de nos actions ainsi que l’abandon des enfants. Le message est qu’il faut revoir notre mode de vie et penser aux générations futures.

Quel a été votre ressenti durant la résidence ? Et au sortir de celle-ci ?

La résidence était difficile et a impacté le film. Les enfants et les artistes sont dans la crise depuis des mois et ce projet était pour eux une bulle d’air. Malheureusement, ils étaient déjà usés par la situation donc c’était difficile d’atteindre nos objectifs.
Nous nous sommes adaptés aux personnes impliquées en allégeant le travail et en limitant les déplacement. Le résultat est un film encore plus expérimental que prévu avec des improvisations. C’est un film qui respecte que scénario et l’idée original et qui est aussi un témoin de l’ambiance de la résidence.

Son oeuvre

Wendi