Patience Nitumwesiga

Ouganda - Cinéma

Patience Nitumwesiga


Patience Nitumwesiga

  • ÂGE : 31
  • PAYS de résidence : Ouganda
  • VILLE : Kampala
  • DISCIPLINE ARTISTIQUE : Cinéma et Art visuel
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L’artiste

Quelques mots sur votre parcours artistique

Quand j’ai commencé comme voyageuse. Je rêvais de changer le monde avec l’évangile de la non-violence. Plus je vieillis, plus je découvre ma place dans le tissu d’artistes prophétiques qui osent rêver d’utopies pour les peuples africains du monde entier.

Depuis combien de temps êtes-vous artiste ?

Je suis artiste depuis environ 8 ans.

Pourquoi avez-vous demandé cette bourse ? Comment la bourse vous soutiendra-t-elle ?

Cette bourse m’aidera à embaucher les bonnes personnes pour créer un podcast professionnel qui documente la riche tradition orale africaine tout en divertissant le monde.

Quels sont vos objectifs artistiques concrets après cette résidence ?

Pour démarrer un podcast dédié à l’expérience du conte oral africain et publier au moins un conte populaire célébrant le survivalisme africain.

Sa résidence

Qu’avez-vous accompli au cours de cette résidence de création ? Quel est le résultat (œuvre créée) ? Qui a été impliqué dans le processus de création ?

Grâce à cette bourse, j’ai pu créer un appel aux contes populaires sur le survivalisme africain pour lutter contre cette pandémie. Parmi les candidats, j’ai choisi trois histoires qui correspondaient au thème de l’appel. J’ai engagé un ingénieur du son professionnel. J’ai également loué un studio et organisé un foyer des temps modernes avec trois conteurs professionnels différents, un public familial intergénérationnel et le preneur de son. J’ai enregistré les trois histoires et j’ai également organisé une agréable soirée mêlant nourriture, récits et réflexions. Après cela, j’ai travaillé avec un monteur professionnel pour monter et mixer les épisodes.

J’ai fait des recherches et j’ai cherché le meilleur service d’hébergement de site web de podcast et j’ai payé un plan avec Buzzsprout. Le 7 août 2020, notre premier épisode de Mbaganire Podcast a été publié et est maintenant listé sur de nombreuses applications audio comme Spotify, Apple Podcasts, Google Podcasts, et plusieurs autres. Il a reçu plus de 100 téléchargements en un seul épisode sans publicité payante. J’ai également pu faire appel à un producteur de musique professionnel d’Afrique du Sud pour créer un thème musical original pour le podcast.

Comment estimez-vous que ces activités permettent une réflexion sur le monde actuel, en lien avec la crise du COVID-19, et/ou sur la construction du futur ?

Ce podcast a suscité l’intérêt de tant de personnes différentes et offre une alternative numérique au temps familial qui diminue en raison de la modernité, surtout dans le contexte de la pandémie actuelle. La culture africaine est essentiellement orale et repose sur la narration au foyer et la transmission d’informations des anciens aux jeunes. Pendant la période de Covid-19, nous avons été obligés de nous rendre à l’évidence que nous n’aurons peut-être jamais le genre de réunions africaines que nos grands-parents et nos parents avaient, même si la "normalité" est rétablie.

Le podcast Mbaganire arrive à point nommé pour nous fournir des histoires qui peuvent être partagées avec les familles du monde entier. Je suis en pourparlers avec une éducatrice de langue maternelle runyakitara qui aimerait présenter les versions en langue originale des histoires dans le cadre d’un cours de langue qu’elle organise sur Zoom. Les contes folkloriques serviront de point de départ à ses cours, car elle enseigne aux enfants des villes leur langue locale. Il s’agit d’une collaboration passionnante, car elle affirme la nécessité de ces histoires. Elle m’inspire à enregistrer les versions originales et à préserver les langues dont je tire mes histoires. Je les mettrai à la disposition des habitants des villes et de toute la diaspora pour aider les gens à renouer avec leurs racines.

Quel a été votre ressenti durant la résidence ? Et au sortir de celle-ci ?

Au début de cette résidence, j’avais peur de ne pas trouver assez d’histoires, surtout pour la phase pilote qui cherchait des histoires spécifiques sur un thème particulier. Mais j’ai trouvé des gens qui sont des encyclopédies ambulantes de contes populaires. Je suis tellement inspirée de puiser dans leurs connaissances et d’immortaliser leur sagesse pour les générations futures. J’ai vite compris qu’il allait être coûteux de louer un studio pour chaque histoire et de payer un ingénieur du son pour chaque séance. Au début, j’avais peur de n’enregistrer qu’une seule session, mais plus tard, j’ai surmonté ce problème en décidant de faire une longue session où je pourrais enregistrer plusieurs histoires le même jour. Cela a permis de réduire les coûts du studio. J’ai pu obtenir une réduction de la part de l’ingénieur du son puisque nous pouvions enregistrer différentes sessions en une seule journée. Je suis très heureux du résultat et j’ai reçu un retour d’information extraordinaire. La seule chose qui manquait à certains publics était les versions linguistiques originales, que j’ai d’ailleurs déjà prévu d’enregistrer.

Son œuvre

Mbaganire - An African Folktales Podcast

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Écouter le podcast réalisé par Patience Nitumwesiga