Inoussa Baguian

Burkina Faso - Cinéma

Inoussa Baguian


Inoussa Baguian

  • ÂGE : 34
  • PAYS de résidence : Burkina Faso
  • VILLE : Ouagadougou
  • DISCIPLINE ARTISTIQUE : Cinéma
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L’artiste

Quelques mots sur votre parcours artistique

J’ai été formé à l’Ecole Supérieure des Arts Visuels de Marrakech. Je suis l’auteur de plusieurs documentaires ; mon dernier court-métrage de fiction “FRAGILE ESPOIR”, était en sélection officielle au FESPACO. Actuellement, je suis en train de développer mon prochain long métrage intitulé “Quand passent les hirondelles”.

Depuis combien de temps êtes-vous artiste ?

Depuis 2009, avec mon premier film documentaire « Une vie de cachot » en 2011. Film qui fait la photographie du système carcéral au Burkina Faso.

Pourquoi avez-vous postulé à cette bourse ? En quoi la bourse va vous soutenir ?

D’abord, ce programme va donner de la visibilité et un écho à la contribution des femmes pendant cette crise au Burkina. Ensuite, la bourse va permettre de financer la réalisation de contenus multimédia.

Quels sont vos objectifs artistiques concrets après cette résidence ?

Continuer le développement de mon prochain film, « Quand passent les hirondelles »

Sa résidence

Qu’avez-vous accompli au cours de cette résidence de création ? Quel est le résultat (œuvre créée) ? Qui a été impliqué dans le processus de création ?

Dans le cadre de la bourse « creativity is life », nous avons mené des pré-entretiens avec des femmes de plusieurs couches sociales pour comprendre la contribution des femmes en temps de crise comme le Covid 19. Ensuite, nous avons fait des entretiens notamment avec des femmes ramasseuses d’ordure de la capitale (Ouagadougou), avec madame la ministre de la santé et avec une mère et activiste blagueuse.
Nous avons travaillé avec un ingénieur de son, un chef opérateur, un monteur…

Comment estimez-vous que ces activités permettent une réflexion sur le monde actuel, en lien avec la crise du COVID-19, et/ou sur la construction du futur ?

Le résultat de ces entretiens permettra de mieux percevoir la contribution des femmes en temps de crise comme celui du Covid19.
Les droits des femmes, déjà en difficulté dans nos pays ont subi encore un recul avec cette crise de Covid19. Il faut mener le débat pour susciter une prise de conscience afin de préserver les espaces de liberté chèrement acquis.

Quel a été votre ressenti durant la résidence ? Et au sortir de celle-ci ?

J’ai compris certaines réalités en discutant avec les femmes. Au-delà de la crise, les femmes vivent une situation très complexe liée aux pesanteurs sociales qui se révèlent être difficile à surmonter.
Je suis d’autant plus satisfait de ce que j’ai appris de ma société que ce que j’ai réalisé comme œuvre. C’est une démarche singulière que la bourse m’a permis de d’adopter.

Son œuvre

Burkina Covid Heroes