Franck Moka

RDC - Musique & Vidéo

Franck Moka


Franck Moka

  • ÂGE : 31 ans (32 d’ici le 02 août)
  • PAYS de résidence : République Démocratique du Congo
  • VILLE : Kisangani
  • DISCIPLINE ARTISTIQUE : Musique - Sound design - Vidéo
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L’artiste

Quelques mots sur votre parcours artistique

Artiste associé aux Studios Kabako, collabore dans plusieurs projets. J’ai signé récemment avec Faustin Linyekula, bande son et une vidéo de sa performance « My Body, my Archives » au Tate Modern Museum ; musique et vidéo d’Entre-Deux : Testament de Dorine Mokha, avec qui je co-dirige Art’gument project.

Depuis combien de temps êtes-vous artiste ?

À compter du premier contrat professionnel, c’est 13 ans. Mais c’est plus de 20 ans que je fais du rap.

Pourquoi avez-vous postulé à cette bourse ? En quoi la bourse va vous soutenir ?

Parce qu’il me fallait des moyens financiers pour concrétiser cette création que j’ai commencé à penser en plein milieu de cette crise. Cette bourse aidera à payer principalement quelques cachets et per diem pendant le temps de la résidence.

Quels sont vos objectifs artistiques concrets après cette résidence ?

Produire cette œuvre ouvrant un espace de partage avec les autres artistes invités ;
Trouver de l’espace de diffusion pour que celle-ci soit vue et entendue par un large public.

Sa résidence

Qu’avez-vous accompli au cours de cette résidence de création ? Quel est le résultat (œuvre créée) ? Qui a été impliqué dans le processus de création ?

Nous avons pu faire quelques tournages additionnels pour enrichir ce que nous avions dès le départ : quelques enregistrements. Puis nous avons réalisé l’ensemble du travail de post production.

A ce stade, nous avons un travail qui nous satisfait bien, qui porte le propos que nous voulions et qui traduit notre ressenti comme notre pensée face à tout ça.

Ce processus a donc impliqué en plus de moi-même, un auteur depuis Lubumbashi qui a revisité certains textes (Dorine Mokha) ; une équipe de 3 jeunes en formation aux Studios Kabako/Kisangani dont : une assistante à la réalisation (Chimène Baofa), un cadreur (Antoine Mawazo), une monteuse (Dorcas Mulamba) ; Jeef Mongema, Nipcian Nkolobise et Gaylor Mosi qui sont les personnes qui ont vécu l’expérience avec moi et qui partagent leurs témoignages dans la vidéo.

Comment estimez-vous que ces activités permettent une réflexion sur le monde actuel, en lien avec la crise du COVID-19, et/ou sur la construction du futur ?

Déjà le fait d’être dans la narration ou dans le témoignage des choses vécues met une base de réflexion sur une vision qu’on peut avoir du monde de manière générale. En mettant ensemble des gens pour développer des travaux, forcément l’espace de création devient un cadre où prend vie une nouvelle façon d’échanger sur comment on se projette chaque jour vers demain.

Quel a été votre ressenti durant la résidence ? Et au sortir de celle-ci ?

Cette résidence a été un moment de questionnements sur ce que je voulais vraiment partager comme réflexion à travers ce travail. Car il y a eu des moments de doute par rapport au choix (déclaration d’amour) au regard d’autres révélations que j’ai pu découvrir dans les discussions avec les personnages. Il y a eu cette forte envie de réagir assez violemment. Mais en fin de compte cela m’est passé, on s’en est tenu à l’intention du départ.
Notre œuvre n’est pas forcément telle qu’on l’avait imaginée. Mais nous en sommes satisfaits, nous sommes bien contents de ce à quoi on a abouti.
Nous avons connu beaucoup plus de coupures d’électricité qu’avant, nous avons été un moment frappé par le palu.

Son œuvre

Home Sweet Home