Achiro Patricia Olwoch

Ouganda - Film & Théâtre

Achiro Patricia Olwoch


Achiro Patricia Olwoch

  • ÂGE : 42
  • PAYS de résidence : OUGANDA
  • VILLE : KAMPALA
  • DISCIPLINE ARTISTIQUE : Scénariste / Dramaturge - FILM / THÉÂTRE
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L’artiste

Quelques mots sur votre parcours artistique

Mon amour pour la narration m’a poussé à raconter des histoires sous quelque forme que ce soit. J’ai commencé à écrire des articles pour le journal et cela a développé mon amour pour entendre littéralement mes personnages parler et les voir à l’écran. Cela a donc été le début de mon écriture pour la radio et le grand écran.

Depuis combien de temps êtes-vous artiste ?

J’ai commencé à écrire il y a presque 15 ans et je n’ai jamais regardé en arrière. .

Pourquoi avez-vous demandé cette bourse ? Comment la bourse vous soutiendra-t-elle ?

Comme le verrouillage persistait, même les quelques emplois que j’avais déjà confirmés ont été annulés et ont décidé qu’ils feraient des choses en ligne ou pas du tout. Cette bourse aidera à maintenir mes moyens de subsistance tout en continuant à créer.

Quels sont vos objectifs artistiques concrets après cette résidence ?

Après cette résidence, j’aimerais produire mon court métrage. Je travaillerai sur le développement d’un traitement et d’un script "shootable" pendant la résidence.

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Sa résidence

Qu’avez-vous accompli au cours de cette résidence de création ? Quel est le résultat (œuvre créée) ? Qui a été impliqué dans le processus de création ?

J’ai commencé à développer une histoire avec l’idée que j’avais proposée à Africalia. J’ai commencé par décider de la trame, puis du synopsis, et ensuite j’ai commencé à développer un scénario. J’ai suivi plusieurs procédures pour mettre au point l’histoire et j’ai expérimenté plusieurs façons de la présenter. Après la cinquième ébauche, j’ai décidé de commencer à écrire le scénario.

Une fois le scénario du film terminé, j’ai décidé d’adapter l’histoire en un court script de théâtre également. Le résultat final de cette résidence est donc un scénario de court métrage et un scénario de pièce de théâtre. Je suis heureuse du résultat car j’ai accompli davantage que ce que j’avais prévu de faire au départ.

Comment estimez-vous que ces activités permettent une réflexion sur le monde actuel, en lien avec la crise du COVID-19, et/ou sur la construction du futur ?

En Ouganda, surtout au début de la crise COVID-19, la communauté LGBTQ a été directement touchée par la perquisition d’une des maisons de refuge et l’arrestation de deux de ses occupants, qui ont été emprisonnés pendant quelques semaines. Cela a de nouveau rappelé à la communauté la fragilité de sa situation. Cette histoire que je raconte correspond à la réalité de tous les membres de la communauté homosexuelle en Ouganda. Pour moi, raconter une histoire lance une conversation et c’est ce que j’ai fait. Ainsi, pour ce qui est de façonner l’avenir, mes histoires, quelle que soit la forme sous laquelle elles sont racontées à cet égard, attirent l’attention sur la situation d’un groupe de personnes marginalisées, même en pleine pandémie, et nous aident à entamer une conversation pour faire la lumière sur une situation.

Quel a été votre ressenti durant la résidence ? Et au sortir de celle-ci ?

Pendant la résidence, j’étais heureuse et confiante de pouvoir produire une histoire parce que j’avais vécu cette histoire. Alors que cette résidence touche à sa fin, je suis satisfaite du résultat car j’ai fait plus que ce que j’avais prévu. J’avais l’intention d’écrire un court métrage et j’ai réussi à créer ce scénario ainsi qu’à adapter l’histoire en vue d’une pièce de théâtre.