Eric Omwanda Nehemiah

Kenya - Photographie

Eric Omwanda Nehemiah


Eric Omwanda Nehemiah

  • ÂGE : 29
  • PAYS de résidence : Kenya
  • VILLE : Nairobi
  • DISCIPLINE ARTISTIQUE : Photographie
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L’artiste

Quelques mots sur votre parcours artistique

En 2013, j’ai fondé la Fondation Mathare, une organisation qui a inspiré des artistes des bidonvilles de Mathare et au-delà. En tant que directeur artistique, conteur et photographe, j’ai joué un rôle déterminant dans la mise en œuvre de 10 projets artistiques avec environ 300 jeunes artistes talentueux des bidonvilles de Mathare.

Depuis combien de temps êtes-vous artiste ?

Je suis artiste depuis environ 13 ans et mon parcours a commencé à la Fondation Mwelu puis à la Fondation Mathare.

Pourquoi avez-vous demandé cette bourse ? Comment la bourse vous soutiendra-t-elle ?

Mon intention est de faire mes preuves car il s’agit d’un test décisif pour ma croissance dans l’industrie de l’économie créative, car la responsabilité et la transparence sont un problème majeur qui affecte différents professionnels. Acquérir des ressources pour mettre en œuvre Creativity StARTS Here en transmettant aux gens des histoires d’espoir et d’avenir grâce à la photographie.

Quels sont vos objectifs artistiques concrets après cette résidence ?

Mon objectif principal est d’intensifier ce projet en incluant davantage d’intervenants pour examiner les problèmes de santé mentale, entre autres, au cours de cette pandémie de COVID 19.

Sa résidence

Qu’avez-vous accompli au cours de cette résidence de création ? Quel est le résultat (œuvre créée) ? Qui a été impliqué dans le processus de création ?

« Creativity is Here » est un projet que j’ai mené en collaboration avec la Fondation Mathare. Le but de ce projet est d’offrir un soutien psychologique et une guérison thérapeutique pendant cette période de pandémie COVID-19. Nous avons pu donner de l’espoir et un avenir brillant à 112 000 personnes des bidonvilles de Mathare grâce à 80 photos que nous avons prises dans ces zones. Les photographies, accrochées aux murs des maisons de Mathare, ont montré que, quelle que soit la pandémie, les gens peuvent non seulement continuer à vivre normalement, mais aussi s’épanouir.

8 jeunes des bidonvilles de Mathare, qui sont membres de la Fondation Mathare, ont participé à la création de l’œuvre d’art. Au total, 100 000 habitants ont eu accès à l’exposition sur les bidonvilles et nous avons touché 112 000 personnes grâce à l’exposition de photos en ligne sur Facebook.

Comment estimez-vous que ces activités permettent une réflexion sur le monde actuel, en lien avec la crise du COVID-19, et/ou sur la construction du futur ?

En réalité, les gens sont désespérés pendant cette période de pandémie Covid-19. Notre principale préoccupation a été d’offrir un soutien aux personnes qui ont été touchées économiquement, socialement et émotionnellement par la crise. Notre priorité est de donner aux gens de l’espoir et un avenir radieux en cette période. La photographie est un outil très puissant et avec ce projet, nous avons pu montrer qu’il y a de la lumière au bout du tunnel.

Nous avons pu susciter des conversations sur la manière dont les gens peuvent sortir d’une crise et continuer à prospérer dans leurs différents secteurs d’activité. Au cours de l’enquête préliminaire avec certains des sujets, nous avons réalisé que les gens avaient besoin d’espoir et qu’ils étaient déterminés à créer cet espoir par eux-mêmes grâce aux photographies.

L’avenir est façonné par les jeunes qui ont participé à ce projet par la création de contenu. Ils sont convaincus que leurs voix et celles des habitants des bidonvilles joueront un rôle essentiel, non seulement pour inciter les décideurs politiques à réfléchir aux projets à lancer dans la lutte contre la pandémie de COVID 19. De nombreuses organisations se sont attachées à offrir aux gens de la nourriture, des vêtements, des médicaments et des transferts d’argent, oubliant que les gens sont émotionnellement épuisés et qu’ils ont plus que jamais besoin de soins thérapeutiques.

Quel a été votre ressenti durant la résidence ? Et au sortir de celle-ci ?

Ce projet m’a sans aucun doute permis d’atteindre un objectif plus grand que celui que j’ai toujours voulu atteindre dans ma vie artistique. Travailler avec des jeunes a été une grande expérience, les idées qu’ils ont apportées pendant toute la durée du projet étaient tout simplement étonnantes.