Emmanuel Ssekitto Kalule

Ouganda - Peinture

Emmanuel Ssekitto Kalule


Emmanuel Ssekitto Kalule

  • ÂGE : 26
  • PAYS de résidence : Ouganda
  • VILLE : Kampala
  • DISCIPLINE ARTISTIQUE : Peinture
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L’artiste

Quelques mots sur votre parcours artistique

À travers mes peintures, je fusionne le figuratif avec des fonds abstraits dans l’éclat des couleurs. Parce que les couleurs jouent un rôle important dans la façon dont nous voyons et percevons les choses - j’explore et plonge plus profondément sous les couleurs primaires et cherche à élargir la réflexion autour de la représentation des enfants.

Depuis combien de temps êtes-vous artiste ?

J’ai 7 ans d’expérience en tant qu’artiste, j’ai commencé à pratiquer l’art en 2012.

Pourquoi avez-vous demandé cette bourse ? Comment la bourse vous soutiendra-t-elle ?

- Afin de me soutenir financièrement et que je puisse utiliser mon temps pendant le confinement pour me concentrer entièrement sur ma pratique ;
- Pour acheter plus de matériel artistique pour faire avancer ma pratique ;
- Afin de couvrir les coûts Internet et ainsi être en mesure de partager les résultats de la résidence sur Ien ligne.

Quels sont vos objectifs artistiques concrets après cette résidence ?

- Réaliser plus de 10 œuvres d’art en lien avec le sujet de ce projet ;
- Mettre en place ma première exposition personnelle d’ici 2021 ;
- Assister à une résidence d’art hors d’Ouganda ;
- Continuer à travailler avec les enfants via mon organisation.

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Sa résidence

Qu’avez-vous accompli au cours de cette résidence de création ? Quel est le résultat (œuvre créée) ?

J’ai réalisé quatre peintures (100cm X 75cm) à l’huile et à l’acrylique sur toile. Cela a été possible grâce aux interactions positives des enfants au sein de ma communauté, Lugala, la paroisse de Lubya, pour illustrer le lockdown par leurs interactions. Les enfants ont servi de modèle pour ces peintures.

J’assure une présence sur les médias sociaux concernant ma résidence à domicile pour partager le processus et les mises à jour sur l’avancement de mes travaux. J’ai pu présenter mes progrès à mon ancien et à mon nouveau public en ligne. J’ai mis sur pied une exposition en ligne de ces œuvres d’art ; elle a été organisée pendant une semaine et a touché 3 815 personnes. J’ai obtenu 874 mentions j’aime sur Instagram ainsi que 1 500 réactions sur Facebook. J’ai également pu élargir mon public. J’ai ainsi pu entrer en contact avec deux nouveaux collectionneurs potentiels qui s’intéressent maintenant à mon parcours artistique.

Comment estimez-vous que ces activités permettent une réflexion sur le monde actuel, en lien avec la crise du COVID-19, et/ou sur la construction du futur ?

Les enfants que j’ai peints étaient remarquablement heureux de voir leur visage sur une toile, ce qui leur donnait le sentiment d’être exceptionnels et reconnus. Ce n’est pas tous les jours qu’un artiste décide de faire des portraits d’enfants sans commande, mais j’ai ressenti le besoin de le faire en ces temps incertains, j’avais besoin que nous célébrions toutes les petites choses positives qui nous entourent, et en tant qu’artiste, j’ai trouvé que les enfants en faisaient partie.

L’ensemble de mes œuvres pour la résidence montre les interactions des enfants et les souvenirs d’enfermement au sein de ma communauté de Lugala, la paroisse de Lubya, une petite banlieue de Kampala dans la division de Rubaga. Ces œuvres montrent comment les enfants passaient leur temps pendant le confinement.

La pandémie a continué à bouleverser la vie. Il n’est plus sûr pour les enfants de jouer ou d’interagir en grands groupes comme c’était le cas avant la COVID-19. Même dans ce nouveau contexte, les enfants restent optimistes et heureux. Ces sourires sont ce que j’ai capté et reflété dans mes œuvres d’art dans l’espoir d’inspirer plus d’optimisme, même en temps d’adversité. Je crois que cela peut être une nouvelle forme d’espoir pour le monde de réfléchir et d’apprendre.

Quel a été votre ressenti durant la résidence ? Et au sortir de celle-ci ?

Avant tout, je me suis senti privilégié de recevoir cette bourse en raison de la compétitivité du processus de candidature. Ensuite, pendant la résidence, je me suis senti motivé et j’ai pu consacrer beaucoup de temps à ma pratique artistique.
Au début de la période de confinement, je n’étais pas sûr d’avoir accès à suffisamment de matériel artistique pour me permettre de continuer à pratiquer. Cependant, grâce à la bourse CIL, j’ai pu obtenir tout le matériel dont j’avais besoin, ce qui m’a donné la sécurité nécessaire pour produire les œuvres d’art que j’imaginais. J’ai également eu l’occasion d’essayer un style de peinture entièrement nouveau pendant la résidence. J’ai décidé d’utiliser des couleurs unies dans le cadre pour créer et refléter l’ambiance de l’enfermement.
Après avoir été témoin de l’implication que cela a eu sur ma pratique, j’ai décidé de me retirer de la consommation de nouvelles sur la COVID-19. Je me suis également rappelé que je faisais quelque chose pour aborder la COVID-19 à travers mon travail artistique en partageant la positivité des enfants. Puis, en tant qu’artiste, je me suis senti satisfait de peindre davantage de sourires sur les visages des enfants qui participaient à ce projet. C’était gratifiant et satisfaisant de voir d’autres personnes heureuses grâce à mes actions. J’ai décidé de continuer à produire d’autres œuvres inspirées par ce projet et de voir jusqu’où celui-ci ira. Peut-être que ces œuvres finiront par être accrochées sur les murs d’une des galeries ici en Ouganda.

Son œuvre

At the Parking Lot

Emmanuel Ssekitto Kalule - At the parking lot

Everything Else Can Wait

Emmanuel Ssekitto Kalule - Everything else can wait

The Queen Herself

Emmanuel Ssekitto Kalule - The queen herself

The Transporter

Emmanuel Ssekitto Kalule - The transporter