Bebgnande Paulin Zongo

Burkina Faso - Arts plastiques

Bebgnande Paulin Zongo


Bebgnande Paulin Zongo

  • Âge : 37 ans
  • Pays : Burkina Faso
  • Discipline artistique : Arts plastiques
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L’artiste

Quelques mots sur votre parcours artistique

Après une formation artistique au Conservatoire Régional des Arts et Métiers d’Abengourou (Côte d’Ivoire), je vis et travaille actuellement à Ouagadougou (Burkina Faso). Je suis père de trois enfants et suis propriétaire de mon propre studio. Mes passions au quotidien sont essentiellement les tableaux d’arts et le design graphique.

Depuis combien de temps êtes-vous artiste ?

J’exerce le métier d’artiste plasticien depuis 14 ans.

Pourquoi avez-vous postulé à cette bourse ? En quoi la bourse va vous soutenir ?

Mon projet est de créer des oeuvres sans faire usage de technique et de matériaux académique, c’est-à-dire utiliser uniquement le carton d’emballage comme principal support d’expression ainsi que des pigments naturels et/ou alimentaires pour réaliser des oeuvres.

Quels sont vos objectifs artistiques concrets après cette résidence ?

Je souhaite m’ouvrir au monde et partager ma vision des arts plastiques, en particulier la peinture d’art sans pinceau, toile ni tubes acryliques ou autres normes académiques.

LIEN

Sa résidence

Qu’avez-vous accompli au cours de cette résidence de création ? Quel est le résultat (œuvre créée) ?

La bourse d’Africalia « Creativity is life » nous a permis de réaliser une vingtaine d’œuvres d’arts avec pour matières premières le carton d’emballage et des pigments naturels.
Elle nous a également permis d’assurer les frais du studio : électricité, eau, internet et autres. Nous étions trois durant cette résidence. Mes assistants prenaient des prises de vues et m’assistaient pour le montage des vidéos, les découpes de carton et les encadrements des œuvres.

Comment estimez-vous que ces activités permettent une réflexion sur le monde actuel, en lien avec la crise du COVID-19, et/ou sur la construction du futur ?

« Savoir se réinventer » serait le thème que je pourrai donner à ma résidence de création.

Le monde entier bouleversé par la crise sanitaire de la COVID 19 devra se réinventer pour faire face à un nouveau mode de vie.

Tout comme le carton d’emballage qui était à la base un arbre libre dans la forêt, l’Homme aussi était dans le passé libre de ses mouvements (voyage rencontre etc.…)
Un soir, l’arbre est abattu et transformé en carton et sert d’emballage de matières très souvent moins noble que lui. Tout comme l’Homme, qui un matin se voit couper de tous ses mouvements et est contraint à rester confiné chez lui et changer de mode de vies. Souvent moins noble que ce dont il avait l’habitude de vivre (Plus de chaleur humaine, plus de vernissage collectif, etc.) Le carton, après avoir servi d’emballage, se retrouve à la poubelle, tout comme l’Homme après avoir bâti tant de projet de vie, il se retrouve agenouillé par la crise sanitaire mondial.

Ainsi nous récupérons le carton d’emballage de la poubelle pour faire de lui un chef d’œuvre, tout comme l’Homme devra se mettre debout sur ses jambes pour affronter la maladie sur tous les plans. (Artistique, culturelle, économique, sociale. etc.…)

Quel a été votre ressenti durant la résidence ? Et au sortir de celle-ci ?

Durant la résidence, nos ressentis étaient ceux de la sensation et de la conviction de vaincre la crise sanitaire. Et au sortir de cette résidence, nos ressentis sont ceux de la liberté, une vraie liberté d’expression et d’émotions.
Nous avons été en mesure de travailler comme nous l’avons imaginé sans trop de pressions et avec beaucoup d’amour et de conviction.

Une difficulté rencontrée était à un moment donné où le taux de malades de la COVID-19 avait repris une allure à la capitale Burkinabè. A ce moment-là, nous avons passé des jours sans avoir le courage d’ouvrir le studio, mais Dieu merci nous nous sommes remis de sitôt quand ensemble nous avons visionné des images de la résidence.