Antony Mutshipule

RDC - Art plastique

Antony Mutshipule


Antony Mutshipule

  • ÂGE : 33 ans
  • PAYS de résidence : République Démocratique Du congo
  • VILLE : Lubumbashi
  • DISCIPLINE ARTISTIQUE : Art plastique
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L’artiste

Quelques mots sur votre parcours artistique

Je suis un artiste formé à l’Institut des Beaux –Arts évoluant à Lubumbashi.
J’ai réalisé plusieurs graffiti dans divers lieux culturels de la ville. Ma dernière réalisation est une exposition au Centre d’art Waza en janvier 2020.

Depuis combien de temps êtes-vous artiste ?

A la fin de mes études, je me suis risqué dans un autre domaine mais je n’ai pas pu m’y épanouir. J’ai décidé de reprendre l’art que je pratique depuis 15 ans ; je me sens dans mon élément.

Pourquoi avez-vous postulé à cette bourse ? En quoi la bourse va vous soutenir ?

En ces temps de crise sanitaire, les opportunités pour les artistes se font rares. Cette bourse sera pour moi l’occasion de continuer ma passion tout en sensibilisant la population de ma ville.

Quels sont vos objectifs artistiques concrets après cette résidence ?

Sensibiliser et dialoguer avec la population afin de comprendre sa perception de la situation et quel sera l’après-covid.

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Sa résidence

Qu’avez-vous accompli au cours de cette résidence de création ? Quel est le résultat (œuvre créée) ?

Grace à cette bourse d’Africalia, j’ai réalisé les trois œuvres prévues dans le planning du projet. Tout d’abord j’ai commencé par la lecture des trois textes rédigés trois écrivains et blogueurs de Harari RDC. Ils ont été la source de mon inspiration. Puis j’ai enregistré ces trois textes au studio de DJ Spilulu.

Après l’enregistrement, j’ai commencé la réalisation de mon œuvre à proprement parlé. Elle se compose de trois fresques. La première a été faite sur le mur du Centre d’art Waza représentant Kisha covid sous l’aspect culturel. Ensuite il y a eu celle du marché Mzee Laurent Désiré Kabila qui a été peinte puis déplacée vers le lieu d’exposition. Enfin, celle de Kisha covid sur l’aspect social a été réalisée sur place au Centre d’Eveil pour la Femme C.E.F. C’est un centre dans lequel j’encadre les enfants en rupture familiale. Le tout était accompagné par un échange avec le public.

A la fin de cette démarche, j’ai procédé au montage d’une vidéo qui est le produit digital fini du travail.

Comment estimez-vous que ces activités permettent une réflexion sur le monde actuel, en lien avec la crise du COVID-19, et/ou sur la construction du futur ?

Ces activités organisées par Africalia mettent en place une réelle réflexion. Elles permettent de comparer les analyses faites par les artistes et les publics des différentes villes et pays. Cela pourrait permettre dans le futur d’apporter des solutions aux problèmes liés à la Covid 19.

Quel a été votre ressenti durant la résidence ? Et au sortir de celle-ci ?

Le sentiment est celui de satisfaction car le produit imaginé a été réalisé comme prévu malgré les difficultés rencontrées dans la rédaction des textes, l’indisponibilité des collaborateurs qui parfois perturbait le chronogramme.

Son œuvre

Kisha Covid