Sidnoma Florent Nikiema

Burkina Faso - Danse

Sidnoma Florent Nikiema


Sidnoma Florent NIKIEMA

  • ÂGE : 38 ans
  • PAYS de résidence : BURKINA FASO
  • VILLE : OUADOUGOU
  • DISCIPLINE ARTISTIQUE : Danse et chorégraphie
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L’artiste

Quelques mots sur votre parcours artistique

Issus des danses urbaines entre 1998-2005, je me suis lancé dans de multiples formations avec de nombreux chorégraphes reconnus tels que : Laurence Levasseur, Germaine Acogny, Angelin Preljocaj, Irène Tassembedo, Salia-ni-Seydou et bien d’autres. Première promotion de danseur-interprète professionnel après trois ans de formation intensive à EDIT de 2009-2012.

Depuis combien de temps êtes-vous artiste ?

Depuis 15 ans, Dès 1998, je tombe amoureux de la danse mais je me professionnalise via diverses formations depuis 2005.

Pourquoi avez-vous postulé à cette bourse ? En quoi la bourse va vous soutenir ?

C’est un challenge, au même titre que quand je participe à de nombreuses auditions ; et le réseau de diffusion que peut proposer Africalia à mon travail.
Vu la situation actuelle quant à mes dates en Europe qui ont été annulées, je me dois de rester actif et continuer à travailler.

Quels sont vos objectifs artistiques concrets après cette résidence ?

Mon objectif est que la chorégraphie que je proposerai soit une création complète, destinée seulement à ce projet, sur un style musical rarement exploité dans des créations chorégraphiques contemporaines.

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Sa résidence

Qu’avez-vous accompli au cours de cette résidence de création ? Quel est le résultat (œuvre créée) ? Qui a été impliqué dans le processus de création ?

Cette bourse de résidence est un outil indispensable au renforcement de capacité de l’artiste dans sa créativité et perspectives de dialogue avec le monde à travers son art. J’avais pour objectif de réaliser une œuvre chorégraphique dédiée à CREATIVITY IS LIFE malgré les contraintes techniques liées au COVID-19.

Cette résidence à abouti à une création complète destinée seulement à ce projet, sur un style musical rarement exploité dans des créations chorégraphiques contemporaine. Elle se présente sous la forme d’une capsule vidéo d’une durée de 4 Mn environ. On m’y voit danser en contre jours pour amener l’idée d’ombre chinoise avec en arrière-plan le barrage de Ouagadougou.
J’ai fait appel à une équipe de vidéo/photo RASCA-PROD pour le repérage du lieu comme sur l’aspect esthétique et technique de l’œuvre durant toute ma période de résidence et réalisation de l’œuvre finale. J’ai aussi reçu des danseurs professionnels locaux pour m’apporter un regard artistique critique pour que ma performance se rapproche de la perfection.

Comment estimez-vous que ces activités permettent une réflexion sur le monde actuel, en lien avec la crise du COVID-19, et/ou sur la construction du futur ?

Au vu de la situation liée à la pandémie du COVID-19 dans mon pays et partout ailleurs, l’ensemble des arts et les connexions interculturelles sont pour moi les meilleurs moyens d’inviter tout individu ayant vécu cette période pandémique a une véritable prise de conscience de qui nous sommes, de quel rôle nous avons à jouer dans la vie et comment nous pouvons ensemble imaginer reconstruire une nouvelle et meilleure vie saine pour nous et pour des générations futures.

A cet effet, je ne peux que m’appuyer sur mon art, pour aborder la question Ce n’est pas le biais des ombres chinoises que je cherche à toucher la sensibilité de l’humain. C’est à travers une gestuelle tantôt poétique, tantôt colérique, que j’invite à cette prise de conscience. De plus la Danse laisse libre cours à l’imagination de chacun quant à l’interprétation que l’on peut se faire d’une performance.
Quel a été votre ressenti durant la résidence ? Et au sortir de celle-ci ?

Cette résidence de création, je l’ai vécu comme un soulagement d’esprit, comme si à travers mon art j’apportais un remède à l’humanité contre le COVID-19.

A ma sortie de résidence, sur le site de tournage de l’œuvre finale au bord du barrage de Tanghin à Ouagadougou, les passants, les habitants des alentours, furent témoin de cette réalisation. De belles réactions sur les visages et la joie manifestée sur le lieu m’ont confirmé que cette résidence est une réussite mais aussi une nécessité d’être faite. Je ne peux qu’être optimiste et fier d’avoir accompli une mission comme celle-ci, grâce à cette bourse CREATIVITY IS LIFE d’Africalia.

Son œuvre

Ici et maintenant