Africalia https://africalia.be Culture est le développement Tue, 06 Dec 2016 17:39:46 +0000 fr-FR hourly 1 Les Récréâtrales 2016, côté cour, côté maison https://africalia.be/nouvelles-et-presse/les-recreatrales-2016-cote-cour-cote-maison/ Wed, 23 Nov 2016 13:52:38 +0000 https://africalia.be/?p=1785 recreatrales-cours-Ouango-alceny-barry

“L’émerveillement à tous les étages”, pour résumer cette histoire racontée par Saïdou BARRY. Vous allez être enchantés. Par cette expérience artistique unique qui sème l’art, la culture, la beauté et la passion à travers le théâtre, là où on ne l’emmène pas souvent. On est dans un quartier pauvre de Ouagadougou. La pièce se joue ce jour-là et pour toute une semaine, en français, dans une “cour”, chez deux vieilles, veuves du même homme, pauvres parmi les pauvres, ne comprenant pas la langue de Molière. Mais il y a Lydie, cinq ans, espiègle, mademoiselle “Moi, je parle français” en regardant malicieusement sa grand-mère. Celle-ci est quand même tout aussi prise par la représentation. “C’est une bonne chose…  ça emmène du monde et c’est bon pour les affaires”.

On est envoûté par ce mariage de passion entre l’art et la pauvreté où même les plus fatigués par la débrouille harassante sont là, la plupart en face des acteurs, les plus fatigués dormant derrière la scène. Réalisme merveilleux de personnages d’un monde fantastique ! De l’art, de l’éblouissement et de la générosité dans cette belle histoire admirablement contée. A laquelle participe Africalia avec un soutien financier. Par le chatoiement du langage, sa justesse, le dit, le suggéré, le non-dit, l’auteur de l’article, critique d’art, Saïdou BARRY nous conte avec maestria un bel hommage à la beauté et à la générosité de l’être humain et de l’art.

Lisez l’article de Saïdou BARRY ci-dessous ou téléchargez le au format pdf en cliquant ici.


Les Récréâtrales 2016, côté cour, côté maison

La fédération du Cartel qui organise les Récréâtrales est un des partenaires d’Africalia. La particularité de ce festival de théâtre, dont la 9e édition s’est tenue du 29 octobre au 5 novembre 2016 à Ouagadougou, est de faire des représentations dans les domiciles. Cette irruption du théâtre et de son public dans l’espace familial a souvent été analysée sous l’angle de l’innovation scénique mais rarement du point de vue des familles hôtes. La famille Ouango nous parle du festival et comment il a changé leur vie.

Quand on entre sur le site des Récréâtrales par la rue pentue du côté Ouest, l’entrée proche du camp Sangoulé Lamizana, on y trouve des cours qui accueillent des représentations. D’autres sont situées dans des ruelles adjacentes. Sont de celles-ci la cour des Ouango. L’entrée est constituée de deux murets et on passe devant un calebassier qui laisse pendouiller ses fruits ronds et verts avant d’atteindre des maisonnettes en banco au fond de la cour. La maisonnée est tenue par les deux veuves du sieur Ouango, disparu en 2004 : Awa Yougbaré et Aminata Zoundi. Elles y vivent avec leurs fils et petits enfants. C’est une famille qui vit très modestement mais dans la dignité. Une situation qui aurait pu inspirer Tchekhov.

Chaque soir, la maison Ouango accueille le spectacle Gentil petit chien d’Hakim Bah, le jeune dramaturge guinéen lauréat 2016 du prix RFI théâtre, mis en scène par Aristide Tarnagda, le directeur artistique des Récréâtrales. Devant la porte des Ouango, les spectateurs doivent contourner un petit étal de commerce d’arachides et de friture de patates, se frayer un chemin entre les clients et les escabeaux. A l’intérieur, une tribune sommaire faite de bancs superposés et de chaises occupe le centre de la cour. Les comédiens utilisent les trois maisonnettes.

Que font les Ouango pendant ce temps ? Certains sont dans la foule des spectateurs, suivant  chaque représentation ; d’autres comme Awa et Aminata, fourbues par les travaux de la journée, sont couchées derrière le public, au fond de la cour, sous des moustiquaires sommairement accrochées. Les plus petits aussi, vaincus par le sommeil, dorment là.

Le lendemain, quand nous nous rendons dans le domicile des Ouango, nous trouvons Awa et Aminata, avec quelques enfants et leurs belles-sœurs. Les fils sont partis au travail. La mère Awa est une septuagénaire élancée, un visage fin et racé qui conserve sa beauté malgré l’âge, un port altier et un franc-parler qui ne s’embarrasse pas de circonvolutions. Il lui a certainement fallu adopter cette attitude d’autorité pour occuper la place de chef de famille, laissée vacante par la mort du mari.

« C’est une bonne chose, ces manifestations théâtrales dans nos cours. Elles apportent du monde et cela est bon pour les affaires » dit-elle. Et pointant un doigt vers un petit auvent en tôle devant une maisonnette, elle dit : « Ce sont les Récréâtrales qui ont construit ce hangar. »

Aminata est beaucoup plus jeune, pas plus de la quarantaine ; elle nous parle de la porte des toilettes offerte par les Récréâtrales pour soustraire leur intimité aux regards des comédiens qui répètent à proximité.

Toutes deux avouent n’être jamais allées au théâtre avant que le théâtre ne vienne à elles. Aminata aime suivre les spectacles de théâtre mais elle regrette que la plupart soient en français, une langue qu’elle ne comprend pas. « Si le théâtre était en langue nationale mooré, il aurait été plus accessible. », assure-t-elle. Elle se souvient de Sindi, une adaptation du texte A petites pierres de Gustave Akakpo adaptée en mooré par Sidiki Yougbaré. Cette pièce avait été jouée dans leur cour et elle l’avait trouvée superbe. Et l’histoire très émouvante.

La petite Lydie Ouaga, qui barbote dans une baignoire en plastique à proximité de la cuisine tout en nous écoutant, crie à la cantonade : « Moi, je comprends tout » dit-elle en tournant un regard moqueur vers sa grand-mère.

Aminata nous révèle que Lydie, âgée de seulement cinq ans, aime bien le théâtre et suit assidûment toutes les répétitions les jours où elle ne va pas à l’école. C’est ainsi qu’elle a appris les chansons en kinyarwanda que la comédienne rwandaise Martine Umulisa entonne dans Gentil petit chien. Aminata lui demande de fredonner une chanson. Après un moment d’hésitation, elle se lance. La voix est tenue mais ferme. Et Anaïs, la petite qui était sur les jambes de sa grand-mère et cachait son visage avec ses mains, a joint sa petite voix à celle de Lydie sous les encouragements des deux mamies qui donnent la cadence en tapant des mains. Lydie et Anaïs esquissent maladroitement des pas de danse traditionnelle rwandaise sous les rires des femmes.

La vieille Awa relève une chaise dont un pied semble disloqué. « On a parfois des chaises dont les pieds se cassent ou des meubles et des ustensiles qui se gâtent mais si cela arrive, ce sont les Récréâtrales qui paient». Elle raconte, de la tristesse dans la voix que durant l’édition précédente, les comédiens ont piétiné son champ d’arachides et de gombos mais elle avait été dédommagée. « Cette année, dit-elle, tout se passe bien. Ils ont aménagé une place derrière la scène où j’ai entreposé ma récolte d’arachide.»

Les Ouango comme beaucoup de familles modestes sèment dans leur concession des arachides pendant la saison des pluies et entretiennent dans un carré un potager de gombo, de tomates et de piments. Les Récréâtrales en s’invitant dans cette cour sème aussi la graine de la culture pour qu’elle soit à la portée de tous. Et la petite Lydie est la preuve que l’art peut bourgeonner dans les milieux les plus inattendus, pour peu qu’on le mette à leur portée. Lydie, comédienne ? Qu’en pensent ces mamies ? Les deux femmes esquissent un sourire gêné…

Saïdou BARRY

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© Septième Thème et Patchwork

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Lancements livre photo Yasser Booley “South Africa at Liberty” https://africalia.be/nouvelles-et-presse/lancements-livre-photo-yasser-booley-south-africa-at-liberty/ Tue, 22 Nov 2016 15:36:46 +0000 https://africalia.be/?p=1777 Le livre photo « South Africa at Liberty » vient de paraître. Ce livre présente le travail de l’artiste sud africain Yasser Booley. À cette occasion, deux lancements auront lieu en présence de l’artiste : le jeudi 8 décembre à Het Pand à Gand et le vendredi 9 décembre au KVS à Bruxelles.

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© Yasser Booley

Booklaunch et table ronde « Comment écrire ou ne pas écrire sur l’Afrique », 8/12/2016, 17h00-18h30, Gand

Le lancement du livre à Gand se déroulera dans le cadre d’une table ronde sur la thématique « Comment écrire ou ne pas écrire sur l’Afrique », avec comme étude de cas «South Africa at Libert », le livre photo de Yasser Booley (cette activité se déroulera en anglais).

Modérateur
Premesh Lalu (Dst/NRF Flagship on Critical Thought in African Humanities, Centre for Humanities Research, University of the Western Cape, Cape Town)

Panélistes
Andreas Eckert (Director Käte Hamburger Kolleg Work and Human Life Course in Global History, Humboldt University Berlin)
Patrick Van Damme (Department of Plant Production, Ghent University)
Patricia Hayes (Centre for Humanities Research, University of the Western Cape)
Yasser Booley (South African photographer)

Infos pratiques
8/12/2016, 17h00-18h30
Het Pand, Onderbergen 1, 9000 Gent (salle Rector Vermeylen)
Entrée gratuite sur inscription (avant le 6 décembre) sur : https://webapps.ugent.be/eventManager/events/GAPSYMJubilee
Plus d’infos : http://www.gap.ugent.be/Programme10

 

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© Constance Neuenschwander

Booklaunch & expo photo Yasser Booley + spectacle dance “Darling”, 9/12/2016, 18h30, KVS, Bruxelles

Le lancement du livre à Bruxelles aura lieu au KVS. Yasser Booley présentera son travail et le public aura l’occasion d’en discuter avec lui (en anglais). Le KVS accueillera également l’expo photo tirée du livre « South Africa at Liberty ». Un drink sera offert à l’issue de la rencontre.

Ces deux activités sont couplées au spectacle de danse “Darling”. Ce spectacle, tout en poésie, est une création de et prestée par les chorégraphes Moya Michael (Afrique du Sud) et Igor Shyshko (Biélorussie).

Infos pratiques
* Booklaunch: 9/12/2016, 18h30, KVS BOX – Entrée gratuite sur inscription (avant le 6 décembre) en écrivant un email à: audrey.brisack@africalia.be
* Photo expo: 9/12/2016 (11h00-17h00 & 18h00-20h30); 10/12/2016 (19h30-20h30); 12/12/2016 (11h00-17h00); 13/12/2016 (11h00-18h00)
KVS BOX – Entrée gratuite
* Darling: 9 & 10/12/2016, 20h30 + 13/12/2016, 18h00 (KVS BOX, info & tickets: http://www.kvs.be/fr/darling-1)

KVS BOX, Arduinkaai 7 Quai aux Pierres de Taille, 1000 Brussels

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Le Festival des Lettres Francophones, des Arts et des Cultures du Sud – FLACS 2016 https://africalia.be/nouvelles-et-presse/le-festival-des-lettres-francophones-des-arts-et-des-cultures-du-sud-flacs-2016/ Mon, 17 Oct 2016 15:33:29 +0000 https://africalia.be/?p=1756 affiche-officielle-flacs

Né sous l’impulsion de Hubert-Freddy NDONG MBENG auteur et organisateur d’événements littéraires, qui font le pont entre Bruxelles, Paris, les Caraïbes et l’Afrique. L’objectif du festival est de valoriser la rencontre des cultures au travers des écritures, des littératures, des arts et des cultures qui ont comme point commun de véhiculer la langue française: une langue parlée ou adoptée par plus de 274 millions de personnes dans le monde, dont une très forte majorité issue du continent africain et des pays du sud de façon plus générale.

Le FLACS cherche à faciliter les rencontres professionnelles, la promotion, la production et la circulation des biens, services et acteurs culturels, universitaires et scientifiques entre l’Europe et les pays du Sud, et rejoint ainsi la volonté de la Fédération Wallonie-Bruxelles de promouvoir Bruxelles sur le plan national et international.

Pour cette deuxième édition, et sous l’égide de l’Ambassade de la République gabonaise, auteurs, artistes du Gabon seront mis à l’honneur. Une soirée sera consacrée à Shabaaz Mystik, artiste et griot des temps modernes, dont l’univers est un mélange de poésie, de tradition et de cultures urbaines. Les arts africains et créoles seront représentés sous des formes diverseset Marseille et la Méditerranée seront à l’honneur cette année avec Cécile Silvestri ancienne présidente du Festival du Livre de la canebière qui viendra partager avec ses amis écrivains et artistes de la ville bleue son expérience et ses difficultés. Suzanne Dracius et Grégoire Biyogo présideront la remise des PRIX FLACS, tandis que les organisateurs inaugureront la création d’une ‘Académie des Lettres, des Arts et des Cultures du Sud’, laquelle entend valoriser les spécificités d’une langue à la fois française et métissée.

Rendez-vous au Théâtre Varia ces 20, 21, 22 et 23 octobre 2016 !

Téléchargez le programme complet ici.

Invités

Naturi Ebene, Shabaaz Mystik, Grégoire Biyogo, Marc Radjoumba, JannysKombila, Solange Andangui Bongo, Eric-Joël Békalé, Oscar Kombila, Cécile Silvestri, Marisoa Ramonja, Cédric Fabre, Hubert Haddad, Leïla Marouane, Christine Van Acker, Djulia Mukondé, Emmanuelle Sarrouy-Noguès, Sayouba Traoré, Monique Mbeka Phoba, Grazyna Plebaneck, Jean Bofane, Ayi Hillah, Guy Alexandre Sounda, Bienvenu Sene Mongaba, Suzanne Dracius, Edwige Neshama Sossa, Achaiso Ambali, Mathilde Alet, Barbara Borguet, Barly Baruti, Fatoumata Sidibé, Dominique Gillerot, Gaëtan Kondzot, Frédéric Lubansu, Alexandre Michelin, Eric Ebouaney, Sara Martins, Axel Cornil, Antoine Laubinet, Dominique Pattuelli, François Makanga, Louise Manteau, Eddy Vaccaro, Pr Atta Diouf, Inez Olude Da Silva, Dominique Aguessy, Leïla Marouane, Marie-Pierre Nyatanyi, Jacinthe Mazzocchetti, Colette Djomgang-Fonkeu, Binta Sagna.

Infos pratiques

Dates et heures d’ouverture :
– Jeudi 20 octobre 2016, 14:00 – 20:30
– Vendredi 21 octobre 2016, 14:00 – 20:30
– Samedi 22 octobre 2016, 14:00 – 20:30
– Dimanche 23 octobre 2016, 14:00 – 22:30

Lieu :
Théâtre VARIA : rue du Sceptre 78, 1050 Bruxelles

Entrée libre et gratuite !

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À la découverte de la Mwelu Foundation : mon expérience en tant que stagiaire https://africalia.be/nouvelles-et-presse/a-la-decouverte-de-la-mwelu-foundation-mon-experience-en-tant-que-stagiaire/ Tue, 13 Sep 2016 09:02:02 +0000 https://africalia.be/?p=1731 simu

 

Découvrir un partenaire d’Africalia, la Mwelu Foundation (Mathare, Kenya) avec les yeux, la sensibilité et l’enthousiasme d’un étudiant.

Quand un étudiant – une étudiante en l’occurrence – de Namur, Dina Seck, pleine d’excitation mêlée d’une pointe d’appréhension  met le pied à l’étrier pour aller découvrir l’Afrique qui bouge. L’émerveillement de Dina est communicatif. Durant son stage, ce qu’elle aura d’abord découvert et qui l’a séduite et enthousiasmée, c’est la passion de celui qui a créé ce projet de développement par la culture, en l’occurrence la photographie, et de la dizaine de personnes dynamiques constituant l’équipe de la fondation.

L’étudiante de Namur s’est vite sentie membre de leur “famille”. Et nous fait découvrir de l’intérieur leur dynamisme et son considérable impact sur la vie présente et l’avenir d’un grand nombre de jeunes et de moins jeunes, surtout de bidonvilles proches. A qui ils offrent outre du rêve, surtout un socle qui leur permette de se dessiner un avenir plus enthousiasmant que celui que le sort leur aurait réservé.

Lisez l’article de Dina Seck ci-dessous ou téléchargez le au format pdf en cliquant ici.

 


 

À la découverte de la Mwelu Foundation : mon expérience en tant que stagiaire

Je m’appelle Dina Seck. Je suis étudiante en 3ème année en coopération internationale à la Haute école provinciale de Namur. Lors de cette dernière année, nous avons la chance de pouvoir effectuer un stage de trois mois dans une organisation au Sud. C’est dans ce cadre que je suis partie au Kenya, pleine d’excitation mêlée d’une pointe d’appréhension, pour rejoindre la Mwelu Foundation le 1er février 2016. A cet instant, je n’avais encore qu’une vague idée du déroulement du stage mais j’étais heureuse d’avoir l’opportunité d’intégrer une organisation qui travaille dans le secteur très spécifique de la « culture et du développement ».

La Mwelu Foundation, un des partenaires d’Africalia, a été créée il y a quelques années par Julius Mwelu, un passionné de photographie, qui est né et a grandi à Mathare. Il souhaitait enclencher un changement positif au sein de sa communauté tout en partageant sa passion. Les activités d’initiation à la photographie et à la vidéo s’adressent aux jeunes de Mathare, un des nombreux bidonvilles qui environne Nairobi.

La Mwelu Foundation est une petite organisation de moins de dix employés. La grande majorité du personnel est issu de Mathare, ce qui lui confère une ambiance très familiale. Mon intégration au sein de la « famille » fût très rapide. Dès le premier jour, je fus accueillie chaleureusement par mon maître de stage, Alexander Thungu, le team leader de l’organisation, ainsi que par de beaux sourires, des blagues et milles et une question des jeunes.

Durant le stage, j’ai accompagnés les « senior membres », les bénéficiaires les plus âgés de l’ONG, qui enseignent la photographie dans différentes écoles de Mathare. Avant de devenir formateur, ils ont d’abord été élèves eux-mêmes de la Mwelu Fondation. Leurs témoignages m’ont beaucoup aidé à mesurer l’impact des activités de l’organisation et en particulier les cours de photographie, dans la vie des bénéficiaires. Beaucoup m’ont parlé de l’organisation comme de leur famille et des locaux comme un endroit agréable, où il fait bon vivre. « Je préfère être ici plutôt qu’à n’importe quel autre endroit du bidonville qui pourrait m’influencer négativement », m’a par exemple confié Judith Atieno une bénéficiaire de 20 ans. « L’organisation, c’est ma famille et même si j’ai d’autres projets à l’extérieur du slum, je repasserai toujours ici. On ne quitte jamais vraiment sa famille » ajoute James Ekwam, un autre bénéficiaire de 25 ans.

Alex Thungu m’a aussi encouragé à mettre en place ma propre activité artistique avec les bénéficiaires intéressés. J’ai donc lancé une activité de « dessins à thème » avec des enfants de 11 à 13 ans. Le dessin n’était qu’un outil pour amener les enfants à discuter d’un sujet que j’avais préalablement choisi (par exemple : les conditions de vie dans le bidonville, les différentes religions et leurs cohabitations, les guerres dans le monde…). Ces enfants étant à un âge où ils sont très curieux et avide d’apprendre, nous avons pu avoir des échanges très riches.

Durant ces trois mois de stage, j’ai donné le meilleur de moi-même. Mais cela ne représente que peu de choses en comparaison avec tout ce que j’ai appris durant mon séjour. Les rencontres, les discussions, les échanges… ce sont ces moments qui m’ont le plus touché et marqué. Cette expérience m’a aussi ouvert les yeux sur certaines choses. J’ai compris en me « promenant » dans le bidonville que si la pauvreté y est flagrante, les bagarres de gang, la drogue et la violence à outrance ne le sont pas. Cette image simpliste des « ghettos » qui était inscrite dans ma tête, ainsi que dans celle de nombreuses personnes, n’est le reflet que d’une partie infime de la réalité des conditions de vie dans un bidonville. Si je ne devais retenir qu’une seule image de Mathare, ce serait sans aucun doute la horde d’enfants jouant, riant et criant dans les rues du bidonville, souvent en uniforme scolaire, à proximité d’une des nombreuses écoles que compte Mathare.

 

Dina Seck,
Etudiante en 3ème année en coopération internationale
Haute école provinciale de Namur

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Le MASA (Côte d’Ivoire) @ European Development Days 2016 https://africalia.be/nouvelles-et-presse/le-masa-cote-divoire-european-development-days-2016/ Thu, 12 May 2016 14:59:47 +0000 https://africalia.be/?p=1592 MASA EDD2016

Le projet du Marché des Arts du Spectacle Africain (MASA) a vu le jour à Liège en 1990, à l’initiative de l’Organisation Internationale de la francophonie (OIF).

Le MASA est un programme de développement culturel dédié aux arts vivants africains. Il est constitué d’un marché, d’un festival et d’un forum de professionnels des arts du spectacle. En marge de ces activités, des programmes de formation ont été élaborés, liés au développement des disciplines des arts de la scène.

La première édition du MASA s’est tenue en mars 1993 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Après 7 années d’interruption entre 2002 et 2011, dû au contexte socio-politique difficile de la Côte d’Ivoire, le festival a rouvert ses portes en 2014.

Cette année, la 9ème édition confirme le retour de la manifestation à une régularité biennale. Elle confirme également l’inscription de nouvelles disciplines. Désormais, outre les disciplines classiques qui demeurent la musique, le théâtre et la danse, le MASA 2016 a fait une belle part au conte, à l’humour, à la mode et aux arts de la rue.

www.masa.ci

www.facebook.com/masadabidjan

 

Personne invitée sur le stand

YacoubaKonate_MASA_EDDYacouba Konaté

Directeur Général du Marché des Arts du Spectacle Africain (MASA), Yacouba Konaté est professeur de Philosophie à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, à Abidjan. Il a été Président de l’Association Internationale des Critiques d’Art (2009-2011) et Commissaire général de la Biennale de Dakar en 2006. Professeur invité dans plusieurs universités et centres de recherches en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis, il est l’auteur de plusieurs livres et articles sur la culture et la politique africaines.

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Trinidad+tobago film festival @ European Development Days 2016 https://africalia.be/nouvelles-et-presse/trinidadtobago-film-festival-european-development-days-2016/ Thu, 12 May 2016 14:55:01 +0000 https://africalia.be/?p=1590 Trinidad Tobago ttff15 EDD2016

Le trinidad+tobago film festival (ttff) célèbre les films sur ou provenant des Caraïbes et sa diaspora, mais aussi du reste du monde, à travers un festival annuel et des projections organisées tout au long de l’année. En outre, le ttff cherche à favoriser le développement du cinéma caribéen en proposant un vaste programme pour le secteur et des opportunités de travail en réseau.

Le ttff a fêté son 10ème anniversaire en 2015. Quelque 148 films ont été projetés dans une multitude de lieux à Trinité-et-Tobago et le festival a accueilli 133 invités venus de plus de 30 pays. En outre, le ttff a organisé le premier Caribbean Film Mart (Marché du film caribéen) qui a reçu 15 participants de la région des Caraïbes et a créé la Caribbean Film Database (Base de données du cinéma caribéen).

Le Caribbean Film Mart a présenté des films caribéens en développement et en pré-production à l’industrie cinématographique mondiale. Cela a donné aux réalisateurs la possibilité de rencontrer des producteurs de cinéma, des agents de vente et des fonds cinématographiques internationaux, dans le but d’établir des relations et de créer des partenariats professionnels qui permettront de produire, commercialiser et distribuer des films caribéens.

La Caribbean Film Database (CFDB) présente des informations sur plus de 500 longs métrages indépendants, réalisés dans les Caraïbes ou à propos des Caraïbes. Consultable en anglais, espagnol et français, la base de données sert de ressource pour les réalisateurs, producteurs, cinéphiles, programmateurs de festivals, commissions cinématographiques régionales ou professionnels du secteur.

www.ttfilmfestival.com

www.facebook.com/ttfilmfestival

 

Personne invitée sur le stand

Bruce-resBruce Paddington

Bruce Paddington – titulaire d’un doctorat – est co-fondateur de l’option cinéma à l’Université des Indes occidentales (Trinité), où il a occupé le poste de maître de conférences. Il dirige le festival du film de Trinité-et-Tobago et est le fondateur/directeur de la société de production Banyan Productions. Ce cinéaste, dont l’œuvre a été primée, a réalisé plus de 500 films et programmes de télévision, essentiellement sur la culture caribéenne. On peut citer, entre autres réalisations, « The Mennonites of Belize » (2006) et « Forward Ever: The Killing of a Revolution » (2013).

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The Office (Rwanda) @ European Development Days 2016 https://africalia.be/nouvelles-et-presse/the-office-rwanda-european-development-days-2016/ Thu, 12 May 2016 14:42:45 +0000 https://africalia.be/?p=1588 The Office EDD2016

The Office est un bâtiment communautaire et une plate-forme organisant des événements à Kigali (Rwanda) qui met en place un environnement de travail privilégiant l’intégration et les collaborations, destinées à favoriser l’entrepreunariat et la créativité. The Office croit en la diversité de pensées et de collaboration, non seulement entre ses membres mais aussi entre les collectifs de créatifs, les centres d’entrepreunariat et les organisations de soutien dans toute la ville. L’immeuble abrite également Impact Hub Kigali, des organisations sociales et des artistes. Sa terrasse située sur le toit accueille toutes les semaines des événements culturels et éducatifs. La communauté est inclusive et accueille artistes, créateurs, entrepreneurs sociaux, chercheurs, décideurs… bref quiconque animé par la curiosité de partager, d’explorer, de créer et de bousculer les normes.

theoffice.rw

www.facebook.com/TheOfficeRW

 

Personnes invitées sur le stand

Jon-res-The-Office-EDDJon Stever

Jon Stever est le fondateur et le directeur général de The Office, ainsi que le cofondateur d’Impact Hub Kigali. Jon est macro-économiste, entrepreneur social, écrivain, artiste et organisateur communautaire. Il a créé, entre autres, le fonds pour le changement climatique national (FONERWA) et a rédigé la politique de la dette nationale du Rwanda. Selon lui, le véritable développement économique et social est un processus inclusif ascendant inspiré par des innovations dans le domaine de la culture, l’entrepreunariat et la technologie.

 

Maria-Mayanja_TheOffice_EDDMaria Mayanja

Maria Mayanja est une entrepreneure et une militante environnementale rwandaise. Elle est la cofondatrice d’Angaza, une marque écologique  et durable rwandaise transformant des déchets non recyclables de Kigali en sacs. Maria est diplômée en ingénieur de gestion de l’eau et de l’environnement, et est engagée auprès des communautés rwandaises afin de trouver des solutions aux problèmes liés à l’environnement. Elle est également cofondatrice d’Impact Hub Kigali, un espace de travail partagé, une plate-forme d’innovation et un centre d’événements pour les entrepreneurs sociaux au Rwanda.

impacthub.rw

www.angazarwanda.com

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Kuona Trust (Kenya) @ European Development Days 2016 https://africalia.be/nouvelles-et-presse/kuona-trust-kenya-european-development-days-2016/ Thu, 12 May 2016 14:08:08 +0000 https://africalia.be/?p=1586 Kuona Trust EDD 2016

Fondé en 1995, le Kuona Trust a joué un rôle de premier plan dans le développement de la scène des arts visuels au Kenya ces 20 dernières années. Le centre a été constitué dans le but de promouvoir et de soutenir les jeunes artistes en leur offrant un espace de travail, des formations et un accompagnement personnalisé, ainsi qu’une autonomie économique et des opportunités professionnelles. Aujourd’hui, Kuona Trust possède un centre d’art, ouvert au public 7 jours sur 7, qui connaît un très vif succès. Il offre une expérience artistique complète comprenant des ateliers artistiques visant à renforcer les capacités des artistes, un centre de ressources, des programmes éducatifs destinés à différents publics (le grand public, les décideurs et les artistes eux-mêmes qui utilisent diverses formes artistiques comme moyen de communication), divers événements publics et des expositions.

Ces 20 dernières années, presque tous les artistes kenyans et beaucoup d’autres artistes africains ont bénéficié de l’action de Kuona Trust. En effet, plus de 1000 artistes ont participé aux activités du centre. Kuona a joué un rôle vital dans le développement des carrières de certains des plus grands artistes kenyans contemporains, en leur offrant l’opportunité de révéler leur talent. Toutes les activités de Kuona Trust sont destinées à dénicher et former les talents artistiques innés, à créer de nouveaux espaces pour l’expression artistique, à améliorer la capacité et les opportunités des artistes professionnels et à aborder les idées et les enjeux de l’art contemporain à travers divers projets et programmes artistiques.

kuonatrust.org

www.facebook.com/Kuona-Trust-Art-Centre

 

Personnes invitées sur le stand

Sheila Akwany

Sheila Akwany est gestionnaire programmes chez Kuona Trust. Elle travaille en étroite collaboration avec des artistes sur des programmes et projets artistiques diversifiés: des ateliers techniques, des projets dans l’espace public, des ateliers avec différentes communautés, des résidences internationales et régionales ainsi que des séances de mentorat pour des artistes. Sheila s’occupe actuellement du développement d’un programme artistique incubateur de 3 ans qui vise à favoriser l’expansion et le développement des artistes. Au cours des cinq dernières années, elle a travaillé sur plusieurs projets, a acquis une expérience conséquente en gestion de projet et a amassé un large éventail de compétences en matière de suivi et d’évaluation.

Paul Onditi

Né en 1980 à Rachuonyo au Kenya, Paul Onditi est un artiste avéré vivant et travaillant à Nairobi. Onditi a étudié à l’Académie de Communication visuelle d’Offenbach en Allemagne. Onditi aime mélanger les genres, les matériaux, les techniques et les médias. Il les assemble afin de créer des idées et des mondes imaginaires. Grâce à sa sensibilité impressionniste et son imagination futuriste, Onditi semble interroger délibérément notre quotidien. Il se situe entre les temps, les lieux, les phases et les positions. Le travail de Onditi a été présenté à la foire artistique 1:54 Art à Londres ainsi qu’à New York, Cape town Art fair, Arthouse Lagos, Galerie Francfort, Goethe Institut Nairobi, Art space Nairobi et Volta New York.

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Kër Thiossane (Sénégal) @ European Development Days 2016 https://africalia.be/nouvelles-et-presse/ker-thiossane-senegal-european-development-days-2016/ Wed, 11 May 2016 15:34:44 +0000 https://africalia.be/?p=1584 Ker thiossane EDD2016

Lieu de recherche, de résidence, de création et de formation, Kër Thiossane encourage l’intégration du multimédia dans les pratiques artistiques et créatives traditionnelles et cherche à soutenir le croisement des disciplines. Cette organisation est aussi un espace culturel et multimédia pour l’imagination artistique et citoyenne, qui axe ses activités autour des recherches sur l’art et les nouvelles technologies, et sur ce qu’elles impliquent dans nos sociétés. Kër Thiossane œuvre pour la démocratisation des outils multimédias et numériques, en particulier dans leur dimension créative, non seulement auprès des artistes, mais également auprès du public local. Au cours de manifestations ouvertes à tous, dans un cadre différent de celui d’un musée ou d’une exposition traditionnelle, Kër Thiossane tente de créer des relations à l’art et au multimédia d’un autre type et a organisé depuis 2008 trois éditions du festival Afropixel en marge de la Biennale de Dakar. Kër Thiossane est également le premier laboratoire pédagogique artistique et transdisciplinaire lié aux pratiques des technologies numériques libres, en Afrique de l’Ouest. C’est une plateforme locale d’échanges de ressources matérielles, logicielles et de compétences, capable d’offrir un accompagnement pour les porteurs de projets culturels, éducatifs et citoyens sur le continent.

www.ker-thiossane.org

www.facebook.com/ker.thiossane

 

Personne invitée sur le stand

Mane-toure-resNdèye Mané TOURE

Après un baccalauréat série littéraire (philosophie, histoire et géographie et Français), Mané suit des études en management à l’Institut Africain de Management (I.A.M. – Dakar) où elle obtient son master en Administration des affaires avec une spécialisation en Logistique et transport. Elle est en charge de la production de l’Association Kër Thiossane, depuis 2013. En plus de s’occuper de l’organisation du festival d’art numérique Afropixel, Mané est impliquée dans la mise en place et la gestion de l’Ecole des communs, un projet se situant dans le quartier de Sicap.

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Design Indaba (Afrique du Sud) @ European Development Days 2016 https://africalia.be/nouvelles-et-presse/design-indaba-afrique-du-sud-european-development-days-2016/ Wed, 11 May 2016 15:32:00 +0000 https://africalia.be/?p=1582 Design Indaba EDD 2016

Design Indaba veut inspirer et donner la capacité aux personnes qui veulent évoluer dans les secteurs du design et de la créativité. Il s’agit d’une publication en ligne (designindaba.com) qui organise un festival annuel et joue un rôle d’organe d’action sociale. Design Indaba est devenue une institution respectée dans le paysage mondial de la création, grâce à la fondation d’un festival annuel qui attire et met à l’honneur les plus grands talents internationaux depuis 1995. Elle a élargi son offre en proposant, tout au long de l’année, une publication en ligne consacrée au design qui est une vitrine pour les meilleures créations mondiales et attire plus d’un demi-million de visiteurs chaque année. À travers ces canaux, Design Indaba se fait le défenseur d’œuvres de design remarquables, favorise et produit des projets créatifs, soutient des entreprises créatives et dirige des activités éducatives.

www.designindaba.com

www.facebook.com/designindaba

 

Personnes invitées sur le stand

jade-adamiJade Adami 

Jade Adami est la directrice du projet Africa.Now de Design Indaba, une série consacrée à la création axée sur les voyages de recherche dans des territoires inexplorés d’Afrique. Le projet porte sur les travaux de création actuellement produits dans toute l’Afrique et constitue un sondage en temps réel auprès des talents émergents, installés et inattendus sur l’ensemble du continent. Grâce à ce projet, Design Indaba recherche activement de nouveaux talents dans le domaine de la création, de l’art, de la musique et du cinéma, et en fait la promotion via le site DesignIndaba.com. En 2017, Africa.Now deviendra une véritable exposition itinérante qui sera montrée au Musée du Design de Holon (Israël).

 

BevCupido_res_EDDBev Cupido

Bev Cupido adore découvrir les dernières tendances et, surtout, établir des relations avec les designers prometteurs de toute l’Afrique du Sud. Bev gère un vaste réseau de jeunes designers et exerce, depuis 2007, la fonction de directrice de projets au sein de Design Indaba pour le programme Emerging Creatives. Ce programme donne aux futurs designers d’Afrique du Sud l’opportunité de rencontrer les leaders du secteur du design local et international. Les travaux des designers seront présentés aux acheteurs particuliers et aux médias du monde entier, et les artistes seront soutenus, accompagnés et formés à la gestion et au développement des petites entreprises.

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