Africalia https://africalia.be Culture est le développement Tue, 21 Feb 2017 17:25:28 +0000 fr-FR hourly 1 AFRICALIA, DE BRUXELLES A OUAGA – FESPACO 2017 https://africalia.be/nouvelles-et-presse/africalia-de-bruxelles-a-ouaga-fespaco-2017/ Tue, 21 Feb 2017 16:15:50 +0000 https://africalia.be/?p=1855/

 

Partenaire du FESPACO depuis de longues années, Africalia soutient et accompagne le festival dans la promotion des cinémas africains. Dans le cadre de cette 25e édition qui aura lieu du 25/02 au 4/03 à Ouagadougou, Africalia vous invite aux activités suivantes :

 

28 FEVRIER 2017 – EVENT AFRICALIA

– 16h00 : Conférence de presse Africalia au Village du CNA sis au Maquis du Festival (cité An III, à 300m du Ciné Neerwaya). À cette occasion, le nouveau Programme Pluriannuel 2017-2021 vous sera présenté.

– 18h30 : Projection de films des étudiants de l’ISIS-SE à Gounghin ex-secteur 08 sur le terrain Camara LAYE (à proximité du maquis le Fleuve du Faso). Cette séance est co-organisée et animée par le Cinéma Numérique Ambulant et l’ISIS-SE, deux des partenaires d’Africalia.

 

2 MARS 2017, 15:00-17:00 – MASTERCLASSE ISIS-SE / AFRICALIA AVEC ALAIN GOMIS

Partenaire de longue date, Africalia s’associe à l’ISIS-SE (Institut de l’Image et du Son – Studio Ecole) pour présenter la masterclasse sur «La réalisation d’un long métrage à l’ère du numerique : approche/évolution, esthétique, contraintes et opportunités pour un jeune réalisateur» animée par Alain Gomis à l’ISIS-SE (01 BP 647 Ouagadougou).

Alain Gomis est un réalisateur franco-sénégalais de renom. Etalon d’or au FESPACO 2013 avec «Tey», il nous revient avec son nouveau film «Félicité» qui a remporté le Grand Prix du Jury à la Berlinale 2017 et a été sélectionné au FESPACO 2017.

 

« CULTURE AT HEART IN AFRICA »

Cette installation audiovisuelle vous plonge dans l’univers créatif du Burkina Faso. Deux des partenaires d’Africalia, le CDC-La termitière et le Cinéma Numérique Ambulant Afrique, vous reçoivent dans leurs activités quotidiennes. Vivez à leurs côtés une répétition de danse et une séance de projection dans un village aux alentours de Ouagadougou.

Cette œuvre itinérante sera placée chaque jour dans un lieu différent à Ouagadougou.

 

LES ECHANGES ENTRE PROFESSIONNELS

Dans le cadre de son Programme Pluriannuel, Africalia favorise les échanges entre les partenaires. Cette année, Yirgashewa Teshome Amare (Directeur du Ethiopian International film festival) et Ganza Buroko (Directeur du Congo International Film Festival « CIFF ») seront présents au FESPACO et participeront à plusieurs réunions de travail.

 

Plus d’infos et programme du FESPACO : www.fespaco.bf

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Joyeux Noël, portrait du technicien responsable du matériel de sonorisation de la PCBF https://africalia.be/nouvelles-et-presse/joyeux-noel-portrait-du-technicien-responsable-du-materiel-de-sonorisation-de-la-pcbf/ Thu, 12 Jan 2017 16:10:13 +0000 https://africalia.be/?p=1836/

Norbert Sawadogo, plus connu sous le nom de Joyeux Noël, est responsable depuis 2007 du matériel de sonorisation de la Plateforme Culturelle du Burkina Faso (PCBF), un des partenaires burkinabé d’Africalia. À 47 ans, cet homme travaille depuis maintenant presque 10 ans pour la PCBF.

Comédien au départ, il découvre à l’Atelier de Théâtre Burkinabé les aspects techniques du secteur tels que le son et la lumière. Amoureux de ce matériel, il décide de se former et de se lancer dans le métier.

Découvrez le quotidien de Joyeux Noël en lisant son interview : comment se déroule une sortie à partir du moment où le matériel sort, jusqu’au moment où le matériel revient ; son impression sur le numérique ; ses projets et ses souhaits pour le futur.

Lisez cette interview ci-dessous ou téléchargez la au format pdf en cliquant ici.

 


 

Joyeux Noël, portrait du technicien responsable du matériel de sonorisation de la PCBF

Norbert Sawadogo, plus connu sous le nom de Joyeux Noël, est responsable depuis 2007 du matériel de sonorisation de la Plateforme Culturelle du Burkina Faso (PCBF), un des partenaires burkinabé d’Africalia. À 47 ans, cet homme, fin et élancé, travaille depuis maintenant presque 10 ans pour la PCBF.

Vous êtes plus connu sous le nom de Joyeux Noël que de Norbert Sawadogo. D’où vient ce surnom plutôt original ?

Je m’appelle Norbert Sawadogo à l’état civil mais ici, dans le secteur artistique, on m’appelle Joyeux Noël. Ce nom m’a été donné par un belge en 2000, lorsque j’étais responsable du matériel son à un festival à l’Atelier de Théâtre Burkinabé (ATB). C’était en décembre et j’ai souhaité un Joyeux Noël à l’équipe. Le lendemain, un monsieur me dit Joyeux Noël, et puis un autre. Je leur ai demandé à qui ils s’adressaient et ils m’ont répondu : « C’est à vous ». Et de table en table, dès que je passais on me disait Joyeux Noël. C’est comme ça que c’est parti.

Qu’est-ce qui vous a incité à choisir le métier de technicien son ?

Au lycée, je tâtonnais pour aider les étudiants à brancher les magnétophones. J’ai ensuite intégré le milieu du théâtre car j’étais comédien. Là, j’y ai découvert les aspects techniques du secteur tels que le son et la lumière. J’avais en moi l’amour de ce matériel et donc à chaque sortie de l’ATB, je m’occupais d’éclairer les scènes et je sonorisais. Pendant les festivals, je me suis approché de ceux qui étaient dans le métier et je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’un métier à part, que ce n’était pas de la rigolade.

En 2007, Africalia avait offert un matériel de sonorisation professionnel à la PCBF. J’ai profité de l’occasion pour suivre la formation avec d’autres techniciens et découvrir le matériel. À la fin du festival Waga Hip Hop, où nous étions en stage, on m’a annoncé que je serais le responsable de la sono. Je ne m’y attendais pas du tout.

Lorsque le matériel sort, comment se passe une sortie type ?

Les sorties sont toutes différentes même si on peut les regrouper en 3 ou 4 sorties type.

Je commence par collecter les informations : qui a demandé le matériel ? À quelle date et quel lieu ? Quelle est la durée de l’événement ? Est-ce pour une soirée ou une semaine ? Quels sont les besoins matériels ?

Je m’occupe toujours de préparer le matériel la veille du jour où il quitte le local de la PCBF. J’en prévois toujours un peu plus au cas où des câbles ne fonctionneraient plus.

Le jour J, avant que le camion arrive, je revérifie tout le matériel pour être sûr de n’avoir rien oublié. Lorsqu’on arrive sur les lieux, les autres techniciens et moi installons le matériel et vérifions que tout fonctionne. Parfois, il faut faire une balance.

Durant l’événement, les autres techniciens et moi-même allons faire la technique et une fois que c’est fini, on décâble tout. Cela peut prendre du temps. Pour de gros événements, il y a parfois plusieurs sonos et il faut être vigilant parce que parfois on mélange les câbles. Les grands champions sont les artistes qui aiment chiper les câbles jack. Quand ils voient que les câbles sont bons, ils les prennent et en laissent d’autres à la place. Quand je rentre chez moi, il est souvent 3 ou 4h du matin… parce qu’une fois que tout est rangé, il faut encore ramener le matériel à la PCBF.

Le lendemain, je vérifie l’état du matériel et s’il ne manque rien. Je commence ensuite la toilette des câbles : l’alimentation, les modules, etc. Cela peut prendre entre 1 et 3 jours. Parfois, il faut aussi nettoyer les flight cases. Toutefois, ce nettoyage ne se fait pas systématiquement. Quand le matériel est utilisé dans des salles, il n’y a pas beaucoup de saleté. J’attends donc deux ou trois sorties et dès que je vois que c’est un peu sale, je nettoie. Par contre, dès que le matériel sort dans la poussière, il faut le nettoyer.

Nous faisons en moyenne entre 80 et 120 sorties par an. Le nombre de sorties varie fort d’une saison à l’autre. Entre juillet et septembre, on a moins d’activités à cause de la pluie. Par contre, dès octobre commencent les festivals. Lors des événements, nous aimons utiliser notre sono pour les mettre en face des autorités et on met les autres dans les extrêmes. Mais nous ne sonorisons pas les activités politiques comme les campagnes ou encore les activités religieuses.

Est-ce que la révolution numérique a eu un impact sur votre travail ?

Il n’y a pas beaucoup de matériel numérique au Burkina Faso aujourd’hui. On le retrouve plutôt dans les studios d’enregistrement. Sur le terrain, nous travaillons essentiellement avec du matériel analogique. Toutefois, récemment, j’ai eu la chance de participer à la sonorisation du concert d’Alpha Blondy où on a travaillé avec deux consules numériques, envoyées de la Côte d’Ivoire. Lors du concert à Ouagadougou, on a beaucoup travaillé pour faire les réglages qui ont été sauvegardés sur une clé usb. Pour le concert à Bobo-Dioulasso, il a suffit de lancer les fichiers qui étaient sur la clé et c’était bon. J’ai été impressionné par la technologie numérique car elle réduit la durée du travail et c’est pratique quand on manque de temps. Mais l’entretien du matériel pose problème parce qu’ici nous avons la chaleur et la poussière. Si la console lâche c’est foutu, alors qu’avec l’analogique, si un câble ne fonctionne plus, il suffit de le remplacer par un autre.

Quels sont vos projets, vos souhaits pour le futur ?

Je souhaiterais que l’on puisse renouveler cette sono car elle a fait son temps et que le matériel est aujourd’hui amorti. En plus des nombreuses sorties, le matériel a traversé la poussière, la pluie, le soleil… Ensuite, si on pouvait compléter la sono avec une installation de lumières ce serait encore mieux.

J’espère à l’avenir encore rester le responsable du matériel. Maintenant que je le reste ou pas, je désirerais que celui qui occupe cette fonction puisse être plus à l’aise pour travailler. Si le nombre de projets augmente, que l’on puisse par exemple former d’autres gens pour ne pas devoir aller chercher des ingénieurs pour sonoriser nos activités.

Quand nous travaillons, nous ne le faisons pas dans un but lucratif. Quand nous acceptons de sonoriser les activités, on a comme devoir de faire un bon travail et de rendre le son qu’il faut. Il n’y a pas de petit public, ni de grand public. Il n’y a pas de VIP, ni de citoyen lambda. Chez nous, tout le monde est pareil. On trouve que je suis exigeant mais j’accepte parce que là où nous passons, les gens disent qu’ils aiment notre travail car ils le trouvent professionnel. Bref, je souhaite toujours être à la hauteur et de garder cette chance de me cultiver via mon travail.

Propos recueillis par Audrey Brisack

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Récréâtrales 2016, ces artistes venus des Grands Lacs https://africalia.be/nouvelles-et-presse/recreatrales-2016-ces-artistes-venus-des-grands-lacs/ Thu, 12 Jan 2017 11:54:54 +0000 https://africalia.be/?p=1827/

Les artistes des Grands Lacs étaient présents aux Récréâtrales. Ils nous parlent de leur participation à la fête panafricaine du théâtre de Ouagadougou.

Les Récréâtrales 2016 ont accueilli les artistes d’Afrique et du monde via le programme Elan. Parmi eux, l’auteur David Ilunga de la RDC, le metteur en scène Freddy Sabimbona du Burundi et la comédienne Martine Umulisa du Rwanda. Tous placent leur venue à Ouagadougou dans le cadre d’échanges et d’enrichissements mutuels.

Freddy Sabimbona explique : « C’est une chance incroyable de travailler avec des Béninois, Togolais, Congolais, Burkinabè, on se nourrit de toutes ces expériences. Et cela crée des ponts et des passerelles entre nos pays et une ouverture vers les acteurs culturels de l’Afrique de l’Ouest que nous n’avions pas. C’est une opportunité de rencontrer beaucoup de personnes et de nouer des partenariats. »

Afin d’en savoir plus sur ces trois ambassadeurs du théâtre des Grands Lacs et tout le bénéfice qu’ils tirent de leur présence aux Récréâtrales, lisez maintenant l’article de Saïdou Alcény BARRY ci-dessous ou téléchargez le au format pdf en cliquant ici.


Récréâtrales 2016, ces artistes venus des Grands Lacs

Les artistes des Grands Lacs étaient présents aux Récréâtrales. Ils nous parlent de leur participation à la fête panafricaine du théâtre de Ouagadougou.

Les Récréâtrales 2016 qui se sont tenues à Ouagadougou du 29 novembre au 5 octobre 2016 ont accueilli les artistes d’Afrique et du monde. Africalia qui est un partenaire du Cartel, à l’initiative de cet événement culturel, a orchestré la rencontre entre les acteurs des planches des Grands Lacs et ceux du reste du monde à Ouagadougou. Ainsi l’auteur David Ilunga de la République démocratique du Congo, le metteur en scène Freddy Sabimbona du Burundi et la comédienne Martine Umulisa du Rwanda étaient présents à ce grand rendez-vous théâtral.

David Ilunga, jeune auteur dramaturge, participe au programme Elan des Récréâtrales pour la deuxième fois. Cette année, il est venu présenter son texte Délestage qui évoque les déboires d’un clandestin congolais à Bruxelles après les attentats terroristes. Ce texte a été lu dans la cour des Koné devant un public multiculturel qui a ri des situations cocasses et de la peinture au vitriol que le personnage faisait des Congolais et des Belges. David est aussi comédien dans Gentil petit chien, un texte de Hakim Bah dans une mise en scène d’Aristide Tarnagda. Il joue le père de la jeune Ortie aux côté de Martine Umulisa qui incarnait la mère.

Le dramaturge congolais est membre du Tarmac des Auteurs, une structure culturelle installée à Kinsasha qui vise à la promotion de l’écriture dramatique. Il place sa venue à Ouagadougou dans le cadre d’échanges et d’enrichissements mutuels. « Je participe aux Récréâtrales Elan qui est un laboratoire de recherche dramatique réunissant comédiens, metteurs en scène, scénographes et comédiens pour créer un spectacle. C’est un laboratoire de création qui enrichit chaque membre car il réunit des praticiens expérimentés et des débutants ». Ce laboratoire est important pour lui car il lui permet d’interroger sa démarche artistique, de réfléchir sur sa pratique de comédien et surtout d’auteur. « J’y ai découvert le théâtre paysage qui consiste à jouer la pièce in situ, dans l’environnement qui accueille la représentation, sans y apporter des objets de scénographie. Par ailleurs, le Tarmac des Auteurs étant situé dans un quartier populaire de Kinsasha, nous avons aussi une assise populaire et sociale. Nous pouvons donc nous inspirer de l’idée des Récréâtrales de faire du théâtre dans des domiciles, tout en l’adaptant aux réalités sociales de Kin qui est une ville monstre.»

Freddy Sabimbona est lui présent à Ouaga depuis deux mois comme metteur en scène de la pièce Les Sans, écrite par Alidou K. Ouédraogo. « C’est une chance incroyable de travailler avec des Béninois, Togolais, Congolais, Burkinabè, on se nourrit de toutes ces expériences. Et cela crée des ponts et des passerelles entre nos pays et une ouverture vers les acteurs culturels de l’Afrique de l’Ouest que nous n’avions pas. C’est une opportunité de rencontrer beaucoup de personnes et de nouer des partenariats. »

Le metteur en scène burundais, qui organise le festival Buja Sans Tabou qui en est à sa deuxième édition, est très intéressé par l’expérience du théâtre dans les cours qui permet de rompre le cercle du théâtre élitiste pour le rendre accessible aux couches populaires. « Au Burundi le théâtre se joue dans des salles de théâtre et il serait bien de le sortir de là pour l’amener dans la population » dit Freddy.

Il est très fier qu’Ajax Nzeyimana, le premier scénographe burundais, participe aux Récréâtrales pour renforcer ses compétences au contact des autres scénographes et de pouvoir partager le capital d’expérience acquis ici avec de futurs scénographes au Burundi.

Quant à Martine Umulisa qui est comédienne et co-fondatrice de Kaami Arts, une structure qui initie les enfants au théâtre, elle a apporté des chants kinyarwandais dans Gentil petit chien. Elle a ainsi transposé sans le savoir un morceau du Rwanda à Ouaga car dans la cour où se joue la pièce, les enfants ont appris les chants et les entonnent tout en esquissant des pas de danse traditionnelle rwandaise.

Elle est reconnaissante aux Récréâtrales de lui avoir remis le pied à l’étrier en tant que comédienne. Elle n’était plus montée sur les planches depuis quelques années, occupée par l’administration de Kaami Arts, de la formation de jeunes comédiens ainsi que  de la mise en scène de spectacles pour jeunes.

Ces trois ambassadeurs du théâtre des Grands Lacs sont prompts à nous dire tout le bénéfice qu’ils tirent de leur présence aux Récréâtrales, mais ils oublient de dire ce qu’ils apportent à ce grand « rendez-vous du donner et du recevoir ». Ils y amènent à travers leurs créations l’humour et la pétulance du Congo, l’Ubuntu du Rwanda et l’esprit de résilience du peuple burundais.

En somme, ces artistes des Grands Lacs portent des valeurs et des couleurs culturelles particulières et leur présence contribue à faire des Récréâtrales un arc-en-ciel artistique. La beauté d’un tapis provient de la variété de ses couleurs, disait l’écrivain malien Amadou Hampathé Bâ. Cette vérité sur le tissage vaut aussi pour les rencontres humaines et artistiques telles les Récréâtrales.

Saïdou Alcény BARRY

© Septième Thème et Patchwork

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25e édition du FESPACO https://africalia.be/nouvelles-et-presse/25e-edition-du-fespaco/ Fri, 23 Dec 2016 15:11:39 +0000 https://africalia.be/?p=1808/
La 25e édition du FESPACO (Festival Panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou) se tiendra du 25 février au 4 mars 2017. Elle aura pour thème central le « Formation et métiers du cinéma et de l’audiovisuel ».

Comme tous les deux ans, Africalia a le plaisir d’accueillir l’équipe du FESPACO à Bruxelles pour la promotion de la biennale du cinéma africain avec une conférence de presse et une soirée spéciale dédiée au cinéma africain le mardi 17 janvier 2017.

 

 

 

Conférence de presse à Bruxelles : FESPACO 2017 – 17 janvier 2017, 10h30 – Espace Wallonie de Bruxelles (!!! changement de lieu)

Cette année, la conférence de presse de cette 25e édition aura lieu à 10h30 à l’Espace Wallonie (rue du Marché aux Herbes 25-27, 1000 Bruxelles). Elle s’adresse aussi bien aux journalistes qu’aux professionnels du cinéma et de l’audiovisuel.

 

Soirée spéciale FESPACO à Bruxelles – 17 janvier 2017, 20h00 – KVS

En prélude à la 25e édition du FESPACO, nous avons le plaisir de vous inviter à une soirée spéciale dédiée au cinéma africain, avec la projection du documentaire : « La sirène de Faso Fani » de Michel K. Zongo (2014, 89 minutes, film en français), le mardi 17 janvier 2017 à 20h au KVS (KVS BOX, Quai aux Pierres de Taille, 1000 Bruxelles).

L’usine Faso Fani à Koudougou a produit pendant des années des pagnes d’excellente qualité qui ont fait la renommée du Burkina Faso. Fermée depuis 2001, le réalisateur part à la rencontre des ex-employés de l’usine et met en avant les conséquences socio-économiques de ce genre de décisions.

Primé au : Fespaco (BF), Festival International of documentary of Innsbruck (AT), Festival Ciné Droit Libre (BF)
Sélection : IDFA (NL), Encounters (ZA), Berlinale 2015 (DE), Cordoba African Film Festival-FCAT (ES), FICIP Buenos Aires (AR), DokFestMunchen (DE), Durban International Film Festival (ZA).

Plus d’info : Sirene de Faso Fani
Trailer : https://www.youtube.com/watch?v=z4UZvCxF28s

 

Réservation indispensable pour les deux événements : veuillez confirmer votre présence à la conférence de presse et/ou la projection pour le vendredi 13 janvier 2017 au plus tard par email à : serine.mekoun@africalia.be ou par téléphone +32 (0)2 412 58 87 ou par fax : +32 (0)2 412 58 90.

 

À propos du FESPACO

Le FESPACO est considéré comme l’une des plus grandes manifestations cinématographiques du continent. La biennale rassemble, toutes les années impaires, et ce, pendant une semaine, des festivaliers professionnels ou non, africains et du reste du monde, autour d’un facteur commun : le cinéma africain et de la diaspora africaine. Pendant ces manifestations cinématographiques, des compétitions de films sont organisées et permettent aux professionnels du 7ème art africain de confronter leur savoir-faire dans un esprit de recherche d’excellence, afin de mieux positionner le cinéma africain sur l’échiquier international. Il est à la fois un événement culturel (à travers des supports d’expressions culturelles et artistiques), et un événement festif, avec des milliers de festivaliers qui se rencontrent tous les deux ans pour échanger leurs expériences, leurs émotions, mais aussi des projets. Et dans toute la ville, c’est la fête au cinéma…

 

Crédits

L’accueil des activités Fespaco est organisé en collaboration avec l’Ambassade du Burkina Faso, Wallonie-Bruxelles International, Africalia, le KVS, le Secrétariat du groupe des Etats ACP, CEC ONG, le Festival International du Film Francophone, Afrika Filmfestival et le Festival International du film d’amour de Mons.

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Les Récréâtrales 2016, côté cour, côté maison https://africalia.be/nouvelles-et-presse/les-recreatrales-2016-cote-cour-cote-maison/ Wed, 23 Nov 2016 13:52:38 +0000 https://africalia.be/?p=1785 recreatrales-cours-Ouango-alceny-barry

« L’émerveillement à tous les étages », pour résumer cette histoire racontée par Saïdou BARRY. Vous allez être enchantés. Par cette expérience artistique unique qui sème l’art, la culture, la beauté et la passion à travers le théâtre, là où on ne l’emmène pas souvent. On est dans un quartier pauvre de Ouagadougou. La pièce se joue ce jour-là et pour toute une semaine, en français, dans une « cour », chez deux vieilles, veuves du même homme, pauvres parmi les pauvres, ne comprenant pas la langue de Molière. Mais il y a Lydie, cinq ans, espiègle, mademoiselle « Moi, je parle français » en regardant malicieusement sa grand-mère. Celle-ci est quand même tout aussi prise par la représentation. « C’est une bonne chose…  ça emmène du monde et c’est bon pour les affaires ».

On est envoûté par ce mariage de passion entre l’art et la pauvreté où même les plus fatigués par la débrouille harassante sont là, la plupart en face des acteurs, les plus fatigués dormant derrière la scène. Réalisme merveilleux de personnages d’un monde fantastique ! De l’art, de l’éblouissement et de la générosité dans cette belle histoire admirablement contée. A laquelle participe Africalia avec un soutien financier. Par le chatoiement du langage, sa justesse, le dit, le suggéré, le non-dit, l’auteur de l’article, critique d’art, Saïdou BARRY nous conte avec maestria un bel hommage à la beauté et à la générosité de l’être humain et de l’art.

Lisez l’article de Saïdou Alcény BARRY ci-dessous ou téléchargez le au format pdf en cliquant ici.


Les Récréâtrales 2016, côté cour, côté maison

La fédération du Cartel qui organise les Récréâtrales est un des partenaires d’Africalia. La particularité de ce festival de théâtre, dont la 9e édition s’est tenue du 29 octobre au 5 novembre 2016 à Ouagadougou, est de faire des représentations dans les domiciles. Cette irruption du théâtre et de son public dans l’espace familial a souvent été analysée sous l’angle de l’innovation scénique mais rarement du point de vue des familles hôtes. La famille Ouango nous parle du festival et comment il a changé leur vie.

Quand on entre sur le site des Récréâtrales par la rue pentue du côté Ouest, l’entrée proche du camp Sangoulé Lamizana, on y trouve des cours qui accueillent des représentations. D’autres sont situées dans des ruelles adjacentes. Sont de celles-ci la cour des Ouango. L’entrée est constituée de deux murets et on passe devant un calebassier qui laisse pendouiller ses fruits ronds et verts avant d’atteindre des maisonnettes en banco au fond de la cour. La maisonnée est tenue par les deux veuves du sieur Ouango, disparu en 2004 : Awa Yougbaré et Aminata Zoundi. Elles y vivent avec leurs fils et petits enfants. C’est une famille qui vit très modestement mais dans la dignité. Une situation qui aurait pu inspirer Tchekhov.

Chaque soir, la maison Ouango accueille le spectacle Gentil petit chien d’Hakim Bah, le jeune dramaturge guinéen lauréat 2016 du prix RFI théâtre, mis en scène par Aristide Tarnagda, le directeur artistique des Récréâtrales. Devant la porte des Ouango, les spectateurs doivent contourner un petit étal de commerce d’arachides et de friture de patates, se frayer un chemin entre les clients et les escabeaux. A l’intérieur, une tribune sommaire faite de bancs superposés et de chaises occupe le centre de la cour. Les comédiens utilisent les trois maisonnettes.

Que font les Ouango pendant ce temps ? Certains sont dans la foule des spectateurs, suivant  chaque représentation ; d’autres comme Awa et Aminata, fourbues par les travaux de la journée, sont couchées derrière le public, au fond de la cour, sous des moustiquaires sommairement accrochées. Les plus petits aussi, vaincus par le sommeil, dorment là.

Le lendemain, quand nous nous rendons dans le domicile des Ouango, nous trouvons Awa et Aminata, avec quelques enfants et leurs belles-sœurs. Les fils sont partis au travail. La mère Awa est une septuagénaire élancée, un visage fin et racé qui conserve sa beauté malgré l’âge, un port altier et un franc-parler qui ne s’embarrasse pas de circonvolutions. Il lui a certainement fallu adopter cette attitude d’autorité pour occuper la place de chef de famille, laissée vacante par la mort du mari.

« C’est une bonne chose, ces manifestations théâtrales dans nos cours. Elles apportent du monde et cela est bon pour les affaires » dit-elle. Et pointant un doigt vers un petit auvent en tôle devant une maisonnette, elle dit : « Ce sont les Récréâtrales qui ont construit ce hangar. »

Aminata est beaucoup plus jeune, pas plus de la quarantaine ; elle nous parle de la porte des toilettes offerte par les Récréâtrales pour soustraire leur intimité aux regards des comédiens qui répètent à proximité.

Toutes deux avouent n’être jamais allées au théâtre avant que le théâtre ne vienne à elles. Aminata aime suivre les spectacles de théâtre mais elle regrette que la plupart soient en français, une langue qu’elle ne comprend pas. « Si le théâtre était en langue nationale mooré, il aurait été plus accessible. », assure-t-elle. Elle se souvient de Sindi, une adaptation du texte A petites pierres de Gustave Akakpo adaptée en mooré par Sidiki Yougbaré. Cette pièce avait été jouée dans leur cour et elle l’avait trouvée superbe. Et l’histoire très émouvante.

La petite Lydie Ouaga, qui barbote dans une baignoire en plastique à proximité de la cuisine tout en nous écoutant, crie à la cantonade : « Moi, je comprends tout » dit-elle en tournant un regard moqueur vers sa grand-mère.

Aminata nous révèle que Lydie, âgée de seulement cinq ans, aime bien le théâtre et suit assidûment toutes les répétitions les jours où elle ne va pas à l’école. C’est ainsi qu’elle a appris les chansons en kinyarwanda que la comédienne rwandaise Martine Umulisa entonne dans Gentil petit chien. Aminata lui demande de fredonner une chanson. Après un moment d’hésitation, elle se lance. La voix est tenue mais ferme. Et Anaïs, la petite qui était sur les jambes de sa grand-mère et cachait son visage avec ses mains, a joint sa petite voix à celle de Lydie sous les encouragements des deux mamies qui donnent la cadence en tapant des mains. Lydie et Anaïs esquissent maladroitement des pas de danse traditionnelle rwandaise sous les rires des femmes.

La vieille Awa relève une chaise dont un pied semble disloqué. « On a parfois des chaises dont les pieds se cassent ou des meubles et des ustensiles qui se gâtent mais si cela arrive, ce sont les Récréâtrales qui paient». Elle raconte, de la tristesse dans la voix que durant l’édition précédente, les comédiens ont piétiné son champ d’arachides et de gombos mais elle avait été dédommagée. « Cette année, dit-elle, tout se passe bien. Ils ont aménagé une place derrière la scène où j’ai entreposé ma récolte d’arachide.»

Les Ouango comme beaucoup de familles modestes sèment dans leur concession des arachides pendant la saison des pluies et entretiennent dans un carré un potager de gombo, de tomates et de piments. Les Récréâtrales en s’invitant dans cette cour sème aussi la graine de la culture pour qu’elle soit à la portée de tous. Et la petite Lydie est la preuve que l’art peut bourgeonner dans les milieux les plus inattendus, pour peu qu’on le mette à leur portée. Lydie, comédienne ? Qu’en pensent ces mamies ? Les deux femmes esquissent un sourire gêné…

Saïdou Alcény BARRY

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© Septième Thème et Patchwork

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Lancements livre photo Yasser Booley « South Africa at Liberty » https://africalia.be/nouvelles-et-presse/lancements-livre-photo-yasser-booley-south-africa-at-liberty/ Tue, 22 Nov 2016 15:36:46 +0000 https://africalia.be/?p=1777 Le livre photo « South Africa at Liberty » vient de paraître. Ce livre présente le travail de l’artiste sud africain Yasser Booley. À cette occasion, deux lancements auront lieu en présence de l’artiste : le jeudi 8 décembre à Het Pand à Gand et le vendredi 9 décembre au KVS à Bruxelles.

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© Yasser Booley

Booklaunch et table ronde « Comment écrire ou ne pas écrire sur l’Afrique », 8/12/2016, 17h00-18h30, Gand

Le lancement du livre à Gand se déroulera dans le cadre d’une table ronde sur la thématique « Comment écrire ou ne pas écrire sur l’Afrique », avec comme étude de cas «South Africa at Libert », le livre photo de Yasser Booley (cette activité se déroulera en anglais).

Modérateur
Premesh Lalu (Dst/NRF Flagship on Critical Thought in African Humanities, Centre for Humanities Research, University of the Western Cape, Cape Town)

Panélistes
Andreas Eckert (Director Käte Hamburger Kolleg Work and Human Life Course in Global History, Humboldt University Berlin)
Patrick Van Damme (Department of Plant Production, Ghent University)
Patricia Hayes (Centre for Humanities Research, University of the Western Cape)
Yasser Booley (South African photographer)

Infos pratiques
8/12/2016, 17h00-18h30
Het Pand, Onderbergen 1, 9000 Gent (salle Rector Vermeylen)
Entrée gratuite sur inscription (avant le 6 décembre) sur : https://webapps.ugent.be/eventManager/events/GAPSYMJubilee
Plus d’infos : http://www.gap.ugent.be/Programme10

 

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© Constance Neuenschwander

Booklaunch & expo photo Yasser Booley + spectacle dance « Darling », 9/12/2016, 18h30, KVS, Bruxelles

Le lancement du livre à Bruxelles aura lieu au KVS. Yasser Booley présentera son travail et le public aura l’occasion d’en discuter avec lui (en anglais). Le KVS accueillera également l’expo photo tirée du livre « South Africa at Liberty ». Un drink sera offert à l’issue de la rencontre.

Ces deux activités sont couplées au spectacle de danse « Darling ». Ce spectacle, tout en poésie, est une création de et prestée par les chorégraphes Moya Michael (Afrique du Sud) et Igor Shyshko (Biélorussie).

Infos pratiques
* Booklaunch: 9/12/2016, 18h30, KVS BOX – Entrée gratuite sur inscription (avant le 6 décembre) en écrivant un email à: audrey.brisack@africalia.be
* Photo expo: 9/12/2016 (11h00-17h00 & 18h00-20h30); 10/12/2016 (19h30-20h30); 12/12/2016 (11h00-17h00); 13/12/2016 (11h00-18h00)
KVS BOX – Entrée gratuite
* Darling: 9 & 10/12/2016, 20h30 + 13/12/2016, 18h00 (KVS BOX, info & tickets: http://www.kvs.be/fr/darling-1)

KVS BOX, Arduinkaai 7 Quai aux Pierres de Taille, 1000 Brussels

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Le Festival des Lettres Francophones, des Arts et des Cultures du Sud – FLACS 2016 https://africalia.be/nouvelles-et-presse/le-festival-des-lettres-francophones-des-arts-et-des-cultures-du-sud-flacs-2016/ Mon, 17 Oct 2016 15:33:29 +0000 https://africalia.be/?p=1756 affiche-officielle-flacs

Né sous l’impulsion de Hubert-Freddy NDONG MBENG auteur et organisateur d’événements littéraires, qui font le pont entre Bruxelles, Paris, les Caraïbes et l’Afrique. L’objectif du festival est de valoriser la rencontre des cultures au travers des écritures, des littératures, des arts et des cultures qui ont comme point commun de véhiculer la langue française: une langue parlée ou adoptée par plus de 274 millions de personnes dans le monde, dont une très forte majorité issue du continent africain et des pays du sud de façon plus générale.

Le FLACS cherche à faciliter les rencontres professionnelles, la promotion, la production et la circulation des biens, services et acteurs culturels, universitaires et scientifiques entre l’Europe et les pays du Sud, et rejoint ainsi la volonté de la Fédération Wallonie-Bruxelles de promouvoir Bruxelles sur le plan national et international.

Pour cette deuxième édition, et sous l’égide de l’Ambassade de la République gabonaise, auteurs, artistes du Gabon seront mis à l’honneur. Une soirée sera consacrée à Shabaaz Mystik, artiste et griot des temps modernes, dont l’univers est un mélange de poésie, de tradition et de cultures urbaines. Les arts africains et créoles seront représentés sous des formes diverseset Marseille et la Méditerranée seront à l’honneur cette année avec Cécile Silvestri ancienne présidente du Festival du Livre de la canebière qui viendra partager avec ses amis écrivains et artistes de la ville bleue son expérience et ses difficultés. Suzanne Dracius et Grégoire Biyogo présideront la remise des PRIX FLACS, tandis que les organisateurs inaugureront la création d’une ‘Académie des Lettres, des Arts et des Cultures du Sud’, laquelle entend valoriser les spécificités d’une langue à la fois française et métissée.

Rendez-vous au Théâtre Varia ces 20, 21, 22 et 23 octobre 2016 !

Téléchargez le programme complet ici.

Invités

Naturi Ebene, Shabaaz Mystik, Grégoire Biyogo, Marc Radjoumba, JannysKombila, Solange Andangui Bongo, Eric-Joël Békalé, Oscar Kombila, Cécile Silvestri, Marisoa Ramonja, Cédric Fabre, Hubert Haddad, Leïla Marouane, Christine Van Acker, Djulia Mukondé, Emmanuelle Sarrouy-Noguès, Sayouba Traoré, Monique Mbeka Phoba, Grazyna Plebaneck, Jean Bofane, Ayi Hillah, Guy Alexandre Sounda, Bienvenu Sene Mongaba, Suzanne Dracius, Edwige Neshama Sossa, Achaiso Ambali, Mathilde Alet, Barbara Borguet, Barly Baruti, Fatoumata Sidibé, Dominique Gillerot, Gaëtan Kondzot, Frédéric Lubansu, Alexandre Michelin, Eric Ebouaney, Sara Martins, Axel Cornil, Antoine Laubinet, Dominique Pattuelli, François Makanga, Louise Manteau, Eddy Vaccaro, Pr Atta Diouf, Inez Olude Da Silva, Dominique Aguessy, Leïla Marouane, Marie-Pierre Nyatanyi, Jacinthe Mazzocchetti, Colette Djomgang-Fonkeu, Binta Sagna.

Infos pratiques

Dates et heures d’ouverture :
– Jeudi 20 octobre 2016, 14:00 – 20:30
– Vendredi 21 octobre 2016, 14:00 – 20:30
– Samedi 22 octobre 2016, 14:00 – 20:30
– Dimanche 23 octobre 2016, 14:00 – 22:30

Lieu :
Théâtre VARIA : rue du Sceptre 78, 1050 Bruxelles

Entrée libre et gratuite !

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À la découverte de la Mwelu Foundation : mon expérience en tant que stagiaire https://africalia.be/nouvelles-et-presse/a-la-decouverte-de-la-mwelu-foundation-mon-experience-en-tant-que-stagiaire/ Tue, 13 Sep 2016 09:02:02 +0000 https://africalia.be/?p=1731 simu

 

Découvrir un partenaire d’Africalia, la Mwelu Foundation (Mathare, Kenya) avec les yeux, la sensibilité et l’enthousiasme d’un étudiant.

Quand un étudiant – une étudiante en l’occurrence – de Namur, Dina Seck, pleine d’excitation mêlée d’une pointe d’appréhension  met le pied à l’étrier pour aller découvrir l’Afrique qui bouge. L’émerveillement de Dina est communicatif. Durant son stage, ce qu’elle aura d’abord découvert et qui l’a séduite et enthousiasmée, c’est la passion de celui qui a créé ce projet de développement par la culture, en l’occurrence la photographie, et de la dizaine de personnes dynamiques constituant l’équipe de la fondation.

L’étudiante de Namur s’est vite sentie membre de leur « famille ». Et nous fait découvrir de l’intérieur leur dynamisme et son considérable impact sur la vie présente et l’avenir d’un grand nombre de jeunes et de moins jeunes, surtout de bidonvilles proches. A qui ils offrent outre du rêve, surtout un socle qui leur permette de se dessiner un avenir plus enthousiasmant que celui que le sort leur aurait réservé.

Lisez l’article de Dina Seck ci-dessous ou téléchargez le au format pdf en cliquant ici.

 


 

À la découverte de la Mwelu Foundation : mon expérience en tant que stagiaire

Je m’appelle Dina Seck. Je suis étudiante en 3ème année en coopération internationale à la Haute école provinciale de Namur. Lors de cette dernière année, nous avons la chance de pouvoir effectuer un stage de trois mois dans une organisation au Sud. C’est dans ce cadre que je suis partie au Kenya, pleine d’excitation mêlée d’une pointe d’appréhension, pour rejoindre la Mwelu Foundation le 1er février 2016. A cet instant, je n’avais encore qu’une vague idée du déroulement du stage mais j’étais heureuse d’avoir l’opportunité d’intégrer une organisation qui travaille dans le secteur très spécifique de la « culture et du développement ».

La Mwelu Foundation, un des partenaires d’Africalia, a été créée il y a quelques années par Julius Mwelu, un passionné de photographie, qui est né et a grandi à Mathare. Il souhaitait enclencher un changement positif au sein de sa communauté tout en partageant sa passion. Les activités d’initiation à la photographie et à la vidéo s’adressent aux jeunes de Mathare, un des nombreux bidonvilles qui environne Nairobi.

La Mwelu Foundation est une petite organisation de moins de dix employés. La grande majorité du personnel est issu de Mathare, ce qui lui confère une ambiance très familiale. Mon intégration au sein de la « famille » fût très rapide. Dès le premier jour, je fus accueillie chaleureusement par mon maître de stage, Alexander Thungu, le team leader de l’organisation, ainsi que par de beaux sourires, des blagues et milles et une question des jeunes.

Durant le stage, j’ai accompagnés les « senior membres », les bénéficiaires les plus âgés de l’ONG, qui enseignent la photographie dans différentes écoles de Mathare. Avant de devenir formateur, ils ont d’abord été élèves eux-mêmes de la Mwelu Fondation. Leurs témoignages m’ont beaucoup aidé à mesurer l’impact des activités de l’organisation et en particulier les cours de photographie, dans la vie des bénéficiaires. Beaucoup m’ont parlé de l’organisation comme de leur famille et des locaux comme un endroit agréable, où il fait bon vivre. « Je préfère être ici plutôt qu’à n’importe quel autre endroit du bidonville qui pourrait m’influencer négativement », m’a par exemple confié Judith Atieno une bénéficiaire de 20 ans. « L’organisation, c’est ma famille et même si j’ai d’autres projets à l’extérieur du slum, je repasserai toujours ici. On ne quitte jamais vraiment sa famille » ajoute James Ekwam, un autre bénéficiaire de 25 ans.

Alex Thungu m’a aussi encouragé à mettre en place ma propre activité artistique avec les bénéficiaires intéressés. J’ai donc lancé une activité de « dessins à thème » avec des enfants de 11 à 13 ans. Le dessin n’était qu’un outil pour amener les enfants à discuter d’un sujet que j’avais préalablement choisi (par exemple : les conditions de vie dans le bidonville, les différentes religions et leurs cohabitations, les guerres dans le monde…). Ces enfants étant à un âge où ils sont très curieux et avide d’apprendre, nous avons pu avoir des échanges très riches.

Durant ces trois mois de stage, j’ai donné le meilleur de moi-même. Mais cela ne représente que peu de choses en comparaison avec tout ce que j’ai appris durant mon séjour. Les rencontres, les discussions, les échanges… ce sont ces moments qui m’ont le plus touché et marqué. Cette expérience m’a aussi ouvert les yeux sur certaines choses. J’ai compris en me « promenant » dans le bidonville que si la pauvreté y est flagrante, les bagarres de gang, la drogue et la violence à outrance ne le sont pas. Cette image simpliste des « ghettos » qui était inscrite dans ma tête, ainsi que dans celle de nombreuses personnes, n’est le reflet que d’une partie infime de la réalité des conditions de vie dans un bidonville. Si je ne devais retenir qu’une seule image de Mathare, ce serait sans aucun doute la horde d’enfants jouant, riant et criant dans les rues du bidonville, souvent en uniforme scolaire, à proximité d’une des nombreuses écoles que compte Mathare.

 

Dina Seck,
Etudiante en 3ème année en coopération internationale
Haute école provinciale de Namur

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Le MASA (Côte d’Ivoire) @ European Development Days 2016 https://africalia.be/nouvelles-et-presse/le-masa-cote-divoire-european-development-days-2016/ Thu, 12 May 2016 14:59:47 +0000 https://africalia.be/?p=1592 MASA EDD2016

Le projet du Marché des Arts du Spectacle Africain (MASA) a vu le jour à Liège en 1990, à l’initiative de l’Organisation Internationale de la francophonie (OIF).

Le MASA est un programme de développement culturel dédié aux arts vivants africains. Il est constitué d’un marché, d’un festival et d’un forum de professionnels des arts du spectacle. En marge de ces activités, des programmes de formation ont été élaborés, liés au développement des disciplines des arts de la scène.

La première édition du MASA s’est tenue en mars 1993 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Après 7 années d’interruption entre 2002 et 2011, dû au contexte socio-politique difficile de la Côte d’Ivoire, le festival a rouvert ses portes en 2014.

Cette année, la 9ème édition confirme le retour de la manifestation à une régularité biennale. Elle confirme également l’inscription de nouvelles disciplines. Désormais, outre les disciplines classiques qui demeurent la musique, le théâtre et la danse, le MASA 2016 a fait une belle part au conte, à l’humour, à la mode et aux arts de la rue.

www.masa.ci

www.facebook.com/masadabidjan

 

Personne invitée sur le stand

YacoubaKonate_MASA_EDDYacouba Konaté

Directeur Général du Marché des Arts du Spectacle Africain (MASA), Yacouba Konaté est professeur de Philosophie à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, à Abidjan. Il a été Président de l’Association Internationale des Critiques d’Art (2009-2011) et Commissaire général de la Biennale de Dakar en 2006. Professeur invité dans plusieurs universités et centres de recherches en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis, il est l’auteur de plusieurs livres et articles sur la culture et la politique africaines.

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Trinidad+tobago film festival @ European Development Days 2016 https://africalia.be/nouvelles-et-presse/trinidadtobago-film-festival-european-development-days-2016/ Thu, 12 May 2016 14:55:01 +0000 https://africalia.be/?p=1590 Trinidad Tobago ttff15 EDD2016

Le trinidad+tobago film festival (ttff) célèbre les films sur ou provenant des Caraïbes et sa diaspora, mais aussi du reste du monde, à travers un festival annuel et des projections organisées tout au long de l’année. En outre, le ttff cherche à favoriser le développement du cinéma caribéen en proposant un vaste programme pour le secteur et des opportunités de travail en réseau.

Le ttff a fêté son 10ème anniversaire en 2015. Quelque 148 films ont été projetés dans une multitude de lieux à Trinité-et-Tobago et le festival a accueilli 133 invités venus de plus de 30 pays. En outre, le ttff a organisé le premier Caribbean Film Mart (Marché du film caribéen) qui a reçu 15 participants de la région des Caraïbes et a créé la Caribbean Film Database (Base de données du cinéma caribéen).

Le Caribbean Film Mart a présenté des films caribéens en développement et en pré-production à l’industrie cinématographique mondiale. Cela a donné aux réalisateurs la possibilité de rencontrer des producteurs de cinéma, des agents de vente et des fonds cinématographiques internationaux, dans le but d’établir des relations et de créer des partenariats professionnels qui permettront de produire, commercialiser et distribuer des films caribéens.

La Caribbean Film Database (CFDB) présente des informations sur plus de 500 longs métrages indépendants, réalisés dans les Caraïbes ou à propos des Caraïbes. Consultable en anglais, espagnol et français, la base de données sert de ressource pour les réalisateurs, producteurs, cinéphiles, programmateurs de festivals, commissions cinématographiques régionales ou professionnels du secteur.

www.ttfilmfestival.com

www.facebook.com/ttfilmfestival

 

Personne invitée sur le stand

Bruce-resBruce Paddington

Bruce Paddington – titulaire d’un doctorat – est co-fondateur de l’option cinéma à l’Université des Indes occidentales (Trinité), où il a occupé le poste de maître de conférences. Il dirige le festival du film de Trinité-et-Tobago et est le fondateur/directeur de la société de production Banyan Productions. Ce cinéaste, dont l’œuvre a été primée, a réalisé plus de 500 films et programmes de télévision, essentiellement sur la culture caribéenne. On peut citer, entre autres réalisations, « The Mennonites of Belize » (2006) et « Forward Ever: The Killing of a Revolution » (2013).

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